" Un jour où l'autre, le 10 à l'ancienne reviendra à la mode "

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" Un jour où l'autre, le 10 à l'ancienne reviendra à la mode "
" Un jour où l'autre, le 10 à l'ancienne reviendra à la mode "

Double buteur dimanche contre la Bosnie, Nolito, auteur de 39 buts en trois saisons de Liga avec le Celta Vigo, pourrait bien être le vrai invité surprise de l'Espagne à l'Euro. Entretien avec un esthète au rire à la Jamel Debbouze.

"C'est votre première fois à Vigo ? Bienvenue !" Quand le chauffeur de taxi enregistre la direction à suivre pour se rendre au centre d'entraînement de la Madroa, la route se transforme rapidement en une succession de montées et descentes. La ville a beau être en bord de mer, le chemin est vallonné, et cela se ressent. Arrivé au sommet d'une grande colline, le chauffeur indique le portail d'entrée du centre d'entraînement du Celta Vigo. Bleu ciel, évidemment. En levant la tête, le vrai ciel est à l'image du béton : gris. Une fois rentré dans le complexe, le panorama offre une vue imprenable sur les terres de la Galice verdoyante. Pas le temps d'assister à l'entraînement, il vient tout juste de se terminer. Après un petit moment d'attente à la cafeteria du club, Nolito arrive douché, deux sacoches dans les mains et gel dans les cheveux, histoire de bien fixer sa coupe aérodynamique. Le sourire facile, le milieu offensif lance la conversation d'un "Bonjour !" teinté de l'accent espagnol. L'interview va se faire là, entre trois chaises et une table rouge, sponsorisées Coca-Cola.

Tu t'appelles Manuel, mais on te connaît plus avec ton surnom, " Nolito ". Ça vient d'où ?
Petit, on m'appelait déjà " Manolito " (le petit Manuel, ndlr), puis ensuite " Lolo " et enfin " Nolito ". Dans ma famille on fonctionne beaucoup avec les surnoms, c'est affectif. C'est resté, même si aujourd'hui les médias me surnomment parfois " Noligol ", quand je suis en forme !

Tu es né près de Cadiz, en Andalousie. Comment c'était là-bas ?
J'ai grandi à Sanlúcar de Barrameda. Mes parents sont tous les deux andalous, même si mon grand-père a dû quitter la région pour trouver du travail. Il s'est retrouvé à bosser sur des chantiers navals en Allemagne, c'était à la fois un ouvrier, un marin, un cuisinier…
« J'avais des frères et sœurs, mais c'était particulier. Vu que mes parents s'étaient séparés, j'ai grandi avec mes grands-parents. »
Il prenait le travail qu'on lui offrait, quoi. Mais cela n'a duré qu'un temps. Au final, il est retourné en…




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