Un Italien à la présidence de la Société générale

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La présidence du conseil d'administration de la Société générale est confiée à l'Italien Lorenzo Bini Smaghi.
La présidence du conseil d'administration de la Société générale est confiée à l'Italien Lorenzo Bini Smaghi.

La Société générale se réorganise à sa tête. Le poste de P-DG, occupé par Frédéric Oudéa depuis 2009, va être scindé en deux : le patron du groupe va conserver la fonction de directeur général de l'établissement ; mais la présidence du conseil d'administration va être confiée à une tierce personne, l'Italien Lorenzo Bini Smaghi. Une dissociation des fonctions, comme on dit dans les guides de bonne gouvernance, qui était dans les tuyaux depuis plus d'un an et qui découle de la directive européenne appelée CRD IV : ce texte censé améliorer la régulation du secteur bancaire recommande en effet vivement aux grands établissements jugés systémiques de séparer les fonctions de patron opérationnel et celui de président du conseil d'administration (chairman). Une gouvernance adoptée par la quasi-totalité des grandes banques européennes, mais pas encore par la Société générale, même si elle avait eu ce type d'organisation en 2008-2009, quand Daniel Bouton avait conservé une année durant le poste de président du conseil d'administration après avoir laissé la direction générale à Frédéric Oudéa suite à l'affaire Kerviel.Au quotidien, ce changement de gouvernance ne devrait toutefois rien changer à la Société générale. Frédéric Oudéa est et reste le patron du groupe, celui qui dirige et incarne la banque de la Défense. Mais quand même, voilà un étranger à la présidence de la Société générale, une première en 150 ans...

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  • P.Baelen le mardi 20 jan 2015 à 16:10

    nemee80 : ahahahah :o)

  • lorant21 le mardi 20 jan 2015 à 16:06

    2 petits doigts coupe-faim...

  • nemee80 le lundi 19 jan 2015 à 21:12

    Un italien : excellent choix pour éviter les magouilles.

  • idem12 le lundi 19 jan 2015 à 20:30

    Pas de frontières pour l'oligarchie" dominante", un jours ici demain là-bas....seul le business compte..