Un internaute menace de se suicider dans un lycée du Bas-Rhin

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STRASBOURG (Reuters) - D'importantes forces de police et de gendarmerie sont mobilisées vendredi en Alsace pour surveiller les 59 lycées du Bas-Rhin et tenter d'identifier un jeune homme ayant annoncé sur internet son suicide ce même jour dans un de ces établissements.

Le message, qui ne précise pas le lieu où l'internaute pourrait mettre fin à ses jours et commettre un carnage, a été posté sur un forum de jeux vidéo, depuis un cybercafé de Strasbourg, a précisé le procureur, Michel Senthille, lors d'une conférence de presse.

Les enquêteurs disposent de ce fait d'une photo, tirée du dispositif de surveillance de l'établissement, qui montre un tout jeune homme portant une capuche de survêtement sur la tête.

"Nous n'avons aucune certitude quant à la réalité de cette volonté homicide ou à l'existence d'un canular mais nous sommes très attentifs à prendre toutes les précautions", a indiqué Michel Senthille.

Le magistrat a rappelé que dans l'hypothèse d'un "acte de très mauvais goût", son auteur était passible de deux années d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende au titre de l'article 322-14 du code pénal qui punit la propagation de mauvaises nouvelles avec menaces.

L'enquête mobilise 255 officiers de police judiciaire ainsi que 500 policiers et gendarmes affectés à la surveillance des établissements.

"Ce dispositif sera maintenu autant que nécessaire", a précisé le préfet du Bas-Rhin, Stéphane Bouillon.

L'affaire survient au lendemain du suicide par arme à feu d'un homme de 50 ans dans une école maternelle et primaire parisienne.

Cette nouvelle menace de suicide, qui a été mise en ligne sous le pseudo "HommeMort", mardi dernier, a été repérée le jour même par un jeune internaute de la région parisienne dont la mère a immédiatement prévenu la police.

L'auteur du texte s'y décrit, dans un style relativement châtié, comme sans formation, sans amis, sans vie sentimentale et sans emploi après avoir quitté "la fac" au bout de six mois.

Il dit avoir emprunté "un semi-automatique" à son oncle.

Gilbert Reilhac, édité par Patrick Vignal

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