Un ingénieur VW inculpé aux USA dans le dossier des émissions

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 (Actualisé avec précisions, commentaires) 
    WASHINGTON, 9 septembre (Reuters) - Un ingénieur de 
Volkswagen  VOWG_p.DE  a plaidé coupable vendredi aux Etats-Unis 
et a accepté de coopérer à l'enquête du département de la 
Justice sur la fraude aux émissions polluantes des moteurs 
diesel du constructeur allemand. 
    James Liang, 62 ans, qui travaille chez Volkswagen depuis 
1983, est la première personne inculpée par la justice 
américaine dans le cadre de cette affaire. Il faisait partie 
d'une équipe d'ingénieurs ayant développé un moteur diesel. 
    Son inculpation date du mois de juin mais n'a été rendue 
publique que vendredi, à l'occasion de sa comparution devant un 
tribunal de Detroit au cours de laquelle il a plaidé coupable. 
    D'après l'acte d'inculpation, James Liang a comploté avec 
des salariés passés et actuels de Volkswagen pour induire en 
erreur les autorités américaines au sujet du logiciel ayant 
permis au constructeur allemand de tricher lors des tests sur 
les émissions polluantes de ses véhicules diesel. 
    Il encourt une peine maximum de cinq ans de prison mais 
pourrait être condamné à une peine beaucoup moins sévère s'il 
apporte une assistance importante à la justice.  
    Une porte-parole de Wolkswagen a refusé de commenter cette 
inculpation, se contentant de déclarer que VW "continue à 
coopérer" avec le département américain de la Justice. 
    VW a déjà accepté de verser 16,5 milliards de dollars (14,7 
milliards d'euros) pour régler une partie du scandale des 
émissions polluantes de ses véhicules diesel aux Etats-Unis. Le 
groupe pourrait devoir payer encore des milliards de dollars et 
doit régler la question des 85.000 véhicules de plus grosse 
cylindrée des marques VW, Porsche et Audi équipés de moteurs de 
3,0 litres, qui n'ont pas encore fait l'objet d'un accord. 
    James Liang était un des ingénieurs du siège de VW à 
Wolfsbourg, en Allemagne, directement impliqué dans le 
développement de ce logiciel permettant de tricher sur les tests 
pour la Volkswagen Jetta en 2006, selon l'acte d'inculpation. 
    Les ingénieurs s'étaient rapidement rendu compte que les 
moteurs diesel qu'ils concevaient pour des véhicules destinés au 
marché américain ne pourraient pas respecter les normes 
anti-pollution tout en attirant les clients, précise-t-il. 
    Ils ont donc conçu un logiciel permettant d'activer les 
contrôles d'émissions de gaz d'un moteur soumis aux tests et de 
les désactiver par la suite, poursuit-il. 
    James Liang et les autres ingénieurs appelaient ce logiciel 
la "fonction acoustique" ou le logiciel de "cycle beating" 
(grâce auquel les émissions réelles sont supérieures à celles 
des cycles d'essai), précisent les procureurs. 
 
 (David Shepardson et Joseph White, Patrick Vignal et Juliette 
Rouillon pour le service français) 
 

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