Un ingénieur retraité rêve de rendre leur toit aux arènes romaines

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VIDÉO - Depuis 10 ans, un Toulousain se démène pour remettre au goût du jour le velum, cette toile rétractable qui couvrait les amphithéâtres romains. Pour l’instant, seul le parc du Puy-du-Fou a adopté sa technique.

Après une carrière chez l’équipementier aéronautique Latécoère, René Chambon, 81 ans a consacré ces 11 dernières années à ce qu’il appelle «l’énigme du velum du Colisée». Une passion dévorante pour laquelle il a cumulé les recherches, les calculs et même créé un site Internet. Tout cela dans le but d’expliquer comment les Romains étaient capables de déployer en quelques minutes 25.000 m² de toile à 50 mètres de hauteur pour protéger les 50.000 spectateurs des jeux du cirque qui se rendaient au Colisée de Rome au premier siècle après Jésus-Christ. Au terme de plusieurs années d’études, il est parvenu à recréer ce système de couverture rétractable.

Son acharnement a fini par payer puisqu’il a réussi à convaincre le parc du Puy-du-Fou à s’équiper de cette technologie. Depuis 2011, les arènes gallo-romaines du célèbre parc d’attraction vendéen disposent de 6000 m² de toile rouge qui se déplie en une minute sur 17 mètres. Une installation mécanisée remplace désormais la force humaine des esclaves employés pour cette tâche à l’origine. Il n’en reste pas moins que le système est parfaitement fonctionnel même si «l’adaptation du dispositif romain pensé par René Chambon aux exigences de la société actuelle fut un parcours semé d’embûches» comme le rapportait Sciences et Avenir à l’époque.

Le Colisée rénove son plancher en attendant le plafond

Il est vrai qu’il a fallu garantir que pour des questions de normes, le système résiste aux vents de 60 km/h et aux incendies. Résultat: un anneau central de 35 tonnes et un anneau extérieur de 77 tonnes ont du être installés pour renforcer le dispositif. Coût total de l’installation: 2 millions d’euros. Mais ce premier succès ne suffit pas à René Chambon qui rêve d’en équiper le Colisée ou les arènes de Nîmes. Selon lui, le coût du projet à Nîmes pourrait être ramené à 1 million d’euros alors que 5 millions avaient été dépensés pour une tente installée à l’intérieur de l’arène et finalement abandonnée en 2005. Quant au Colisée, à Rome, il consacre 18,5 millions d’euros pour la restauration de son plancher, il faudra bien qu’il pense au plafond un jour ou l’autre. En attendant, René Chambon s’impatiente et se désole que malgré ses appels du pied à Laurent Fabius et François Hollande, les autorités ne s’intéressent pas plus que cela à son velum.

Déploiement de la toile au Puy-du-Fou

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  • SB1954 le vendredi 8 jan 2016 à 10:39

    le problème des Arénes de Nîmes n'était pas le coût (4 M€ et non pas 5 d'ailleurs) mais l'utilisation des arènes pendant cette période ! La Région est vide de toutous, elle est misérable, et la feria primavera n'a jamais trouvé sa place dans les traditions locales. Et puis il fait froid pour su spectacle de plein air