Un industriel et un fonds associés pour reprendre Kem One

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LYON (Reuters) - Le tribunal de commerce de Lyon doit officialiser vendredi le principe de la reprise du groupe pétrochimique Kem One par l'industriel français Alain de Krassny associé au fonds d'investissement américain OpenGate.

Les deux repreneurs, qui avaient présenté des offres séparées, ont décidé de s'associer à parts égales.

"Il est plus que vraisemblable que le tribunal va homologuer le plan de redressement par continuation de Kem One", a annoncé à la sortie de l'audience du tribunal Alain Ribeyre, avocat de Kem One, qui emploie actuellement 1.300 personnes.

"OpenGate s'associera ensuite à la proposition d'Alain de Krassny sans que rien ne soit modifiée dans cette dernière", a-t-il précisé. "Cette association se fera sous forme d'une augmentation de capital, chacun apportant 5 millions d'euros."

Les deux futurs patrons de Kem One ont précisé qu'Alain de Krassny, 72 ans, qui a déjà réussi une opération similaire en Autriche avec la société Donau Chemie qu'il dirige aujourd'hui, serait nommé président de l'entreprise.

"A deux, on est plus fort, on a pu réaliser ce redressement. Gagner ensemble, c'est plus beau que de gagner tout seul, nous avons ainsi de meilleurs perspectives de réussite", a dit l'industriel, qui se présente comme "un Français de l'étranger qui revient en France, prêt à relever un véritable challenge".

Il a exprimé son intention "de faire le tour des usines pour rassurer les salariés" de Kem One, né de la cession des activités vinyliques d'Arkema au groupe américain Klesch l'an dernier et en redressement judiciaire depuis mars.

"C'est une réunion de deux entrepreneurs qui, face à des difficultés, vont mener à bien la reprise de Kem One", a renchéri Julien Lagrèze, l'un des associé d'OpenGate. "Alain de Krassny apportera son expérience industrielle et Opengate des moyens financiers importants."

Ils n'ont pas voulu en revanche s'avancer sur les futurs effectifs de l'entreprise. Chacun des deux projets de reprises prévoyait un plan social portant sur 97 emplois.

Les salariés, échaudés par un an et demi d'incertitudes, n'osent pas se réjouir trop vite.

"On est soulagés qu'il y ait un repreneur, mais pas encore rassurés", a déclaré le représentant CGT, Didier Chaix.

Les syndicats considèrent que l'entreprise a besoin d'une centaine de millions d'investissements.

Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse

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