Un immeuble d'une chaîne de télévision est touché par une frappe aérienne israélienne, le 18 novembre 2012 à Gaza

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L'armée israélienne a mené tôt dimanche de nouveaux raids sur Gaza, faisant au moins deux morts dans l'enclave palestinienne, où six journalistes ont également été blessés par une frappe visant des bureaux d'une chaîne de télévision, au lendemain de bombardements ayant détruit le siège du gouvernement du Hamas.La marine israélienne, positionnée au large de l'enclave, a également bombardé intensivement la ville de Gaza dans la nuit de samedi à dimanche, selon des journalistes de l'AFP sur place. Des frappes aériennes israéliennes ont touché un centre de médias dans le centre de la ville de Gaza tôt dimanche matin, blessant au moins six journalistes, ont indiqué des sources médicales palestiniennes."Au moins six journalistes ont été blessés lorsque des avions israéliens ont touché le bureau de la chaîne de télévision al-Quds situé dans le complexe Showa et Housari, dans le quartier de Rimal", au centre-ville, a déclaré Achraf al-Qoudra, un porte-parole des services de santé à Gaza. Un des journalistes a perdu une jambe, selon les médecins. Les journalistes à l'intérieur ont été évacués après un premier raid, qui a été suivi par au moins deux autres frappes sur ce site. La chaîne de télévision al-Quds est considéré comme proche du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza.Dans le nord de l'enclave, non loin de la frontière avec Israël, deux Palestiniens ont été tués et dix blessés au cours de deux raids séparés sur des maisons, a par ailleurs affirmé M. al-Qoudra.Seize Palestiniens avaient péri dans la journée de samedi, portant à 48 le nombre de Palestiniens tués depuis le début mercredi de l'opération militaire israélienne "Pilier de défense" contre la bande de Gaza. Trois Israéliens ont également péri, tandis que près de 400 Palestiniens et 18 Israéliens ont été blessés.Dans le même temps, 733 roquettes ont été tirées sur Israël, dont 243 interceptées par le système antimissile "Iron Dome", mais aucune depuis samedi 21h00 (19h00 GMT), selon l'armée israélienne, qui a fait état de 950 cibles touchées dans la bande de Gaza.Malgré cela, le président égyptien Mohamed Morsi s'est montré optimiste samedi, évoquant des contacts avec les deux camps et "quelques indications sur la possibilité d'un cessez-le-feu bientôt", lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.Le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi conduira une délégation ministérielle à Gaza en signe de solidarité dimanche ou lundi, a annoncé l'organisation à l'issue d'une réunion d'urgence au Caire. La Maison Blanche a en revanche réaffirmé que "les tirs de roquettes en provenance de Gaza étaient le facteur déclenchant de ce conflit", reconnaissant à Israël "le droit de se défendre et de décider de la tactique à utiliser".Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, est attendu lui dimanche pour des entretiens avec les dirigeants israéliens et palestiniens.Près de la moitié des 46 Palestiniens tués sont des non-combattants, dont six enfants et trois femmes, selon des sources médicales et des organisations de défense des droits de l'Homme.Samedi soir, les maisons de cinq commandants militaires du Hamas ont été visées par des raids sur le territoire, selon le mouvement et des témoins.Outre le siège du gouvernement du Hamas, les raids ont visé le quartier général de la police, l'Université islamique et le stade "Palestine", la principale enceinte sportive de Gaza.Autour du bâtiment du gouvernement, entièrement détruit, flottait encore dans la matinée une odeur de poudre. La poussière emplissait l'air autour des papiers et des morceaux de meubles achevant de se consumer.Pour la troisième journée consécutive, les sirènes d'alerte ont retenti à Tel Aviv. Peu après, une nouvelle batterie d'"Iron Dome", a intercepté une roquette. Le tir a été revendiqué par le Hamas, qui a affirmé avoir lancé une roquette Fajr 5. Jeudi et vendredi, trois roquettes étaient tombées dans la région de Tel-Aviv, capitale économique d'Israël, dont deux en mer.Les préparatifs en vue d'une éventuelle opération terrestre se sont accélérés, avec la mobilisation de quelque 20.000 réservistes israéliens. Le gouvernement doit se prononcer dimanche sur le rappel d'un total de 75.000 réservistes. Israël a déclenché l'offensive en pleine campagne pour les élections législatives de janvier avec la liquidation du chef militaire du Hamas, Ahmad Jaabari, le plus important responsable tué depuis l'opération dévastatrice de décembre 2008-janvier 2009, qui n'avait fait cesser que provisoirement les tirs de roquettes.

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