Un hôtel particulier du Marais revu à la mode hollywoodienne

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EN IMAGES - Ascenseur à voiture caché sous la cour pavée, panic room où se barricader en cas d’agression, piscine et autres équipement de luxe complètent ce bien. Son prix : 30 millions d’euros.

Pour qui rêve d’un hôtel particulier dans le Marais, l’endroit peut surprendre dans un premier temps. Pas de rue pavée, des immeubles plutôt récents et au milieu de la rue Crillon, dans le 4e arrondissement, cet élégante bâtisse de 1869, fraîchement proposée sur le marché pour la modique somme de 30 millions d’euros. Mais Geoffroy Malherbe, propriétaire de l’agence Coldwell Banker Alcapa Invest de Neuilly-sur-Seine, qui vient de se voir confier le mandat voit évidemment les choses d’un autre oeil. «C’est l’occasion de vivre caché en plein coeur de Paris, de se retrouver dans une petite rue calme, accessible en voiture et à deux pas à pied de la place des Vosges, de l’Arsenal ou de l’Opéra Bastille», souligne-t-il.

Une fois franchi le portique massif, le visiteur enchaîne les surprises. On distingue des pièces métalliques formant un rectangle au milieu de la cour pavée? C’est le toit de l’ascenseur permettant au propriétaire des lieux de stationner ses bolides au sous-sol. Pour l’instant seule la Lamborghini dort encore sur place mais la plateforme tournante du parking permet d’installer trois véhicules sans effectuer de manœuvre.

1022 mètres carrés habitables

Entièrement rénovés par le propriétaire américain en 2012 avec 12 millions d’euros de travaux, les lieux cumulent les superlatifs en termes d’équipement. Piscine de 10 mètres sur 6 en sous-sol éclairée par de la lumière naturelle, jaccuzzi, hammam accessible depuis la piscine par un tunnel sous-marin, salle de cinéma, salle de sport, studio d’enregistrement, patio avec toit vitré ouvrant, murs végétaux... Et comme il se se doit pour un richissime citoyen américain, l’endroit comporte une «panic room», la pièce où se barricader en cas de danger ou d’agression. D’ailleurs, comme dans les films, elle est accessible depuis la bibliothèque en actionnant un faux livre sur les rayons. Au total, les 1022 m² habitables offrent 7 chambres sans oublier deux logements complets prévus pour le gardien et la nounou.

«Je vois défiler bon nombre d’hôtels particuliers, mais je n’en connais pas dont la qualité de finition soit aussi irréprochable que celui-ci», explique Geoffroy Malherbe. Il faut reconnaître que les mosaïques, boiseries et autres plafonds réalisés par des artisans français ne souffrent d’aucun défaut tout comme le camouflage de tout l’équipement high tech camouflé (éclairages avec de multiples scenario, accessible depuis quelques boutons ascenseur derrière sa porte en bois, écrans plats incrustés dans de vaste miroirs dorés...).

Le billard appartenait à un ancien président américain

Pas sûr pour autant que les lieux soient du goût d’un acheteur européen. Avec ses étages à thème: classique français au rez-de-chaussée, colonnade romaines pour la piscine et style country-western au 1er étage, on peut parfois se sentir dans un hôtel à thème de parc d’attraction. Mais le défaut est loin d’être rédhibitoire: «Il y a 90% de chance que l’acheteur soit étranger, admet Geoffroy Malherbe, sans doute Américain voire asiatique.»

L’heureux acheteur pourra conserver la quasi-totalité du mobilier et de l’équipement, le propriétaire se contentant d’emporter sa Lamborghini, quelques toiles originales, ses instruments de musique, une statue de Bouddha et peut-être le billard ayant appartenu à un président américain. Ce richissime homme d’affaires qui fait fortune dans les start-up s’est-il lassé de la France? «Non c’est un francophone et un francophile et il conserve des propriétés dans notre pays», précise Geoffroy Malherbe. Simplement, c’est un homme de projet qui a mené à bien celui-ci et qui souhaite passer à autre chose.

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