Un hôpital soutenu par MSF détruit par des frappes en Syrie

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 (Actualisé avec président de MSF France, précisions, contexte) 
    PARIS, 15 février (Reuters) - Sept personnes ont été tuées 
et huit autres sont portées disparues après le bombardement d'un 
hôpital soutenu par Médecins sans Frontières (MSF) dans la 
province d'Idlib, dans le nord de la Syrie, a annoncé lundi 
l'organisation humanitaire qui a imputé les frappes à Damas ou à 
Moscou.  
    Au cours des deux attaques menées à quelques minutes 
d'intervalle, l'hôpital situé près de Murat al Numan a été 
touché par quatre roquettes, indique MSF qui gère six hôpitaux 
dans le Nord et est présente dans 153 autres centres de soins 
dans le pays.  
    L'attaque a fait "au moins sept morts parmi le personnel et 
les patients et au moins huit personnels de MSF sont portés 
disparus", a dit le président de MSF France Mego Terzian, à 
Reuters TV à Paris. "Nous ne savons pas s'ils sont vivants". 
    Cinquante-quatre personnes travaillaient dans cet hôpital de 
30 lits qui comprend deux blocs opératoires, un service de 
consultations externes et une salle d'urgences.  
    "Soit le gouvernement (syrien-NDLR), soit la Russie" sont 
derrière cette attaque, la dernière en date visant des centres 
de santé en Syrie, a dit Mego Terzian.      
    En décembre, sept personnes avaient été tuées et une 
quarantaine d'autres blessées dans une attaque aux barils 
d'explosifs menée contre un des hôpitaux de MSF, à Zafarana, 
dans la région de Homs.  
    "Nous sommes désespérés et démunis face à ces attaques qui 
se produisent quasiment chaque jour" contre les missions 
médicales, a dit Mego Terzian. "Aujourd'hui, être une infirmière 
ou un médecin dans les zones contrôlées par l'opposition 
équivaut à être (considéré comme-NDLR) un criminel".  
    "Nous allons cependant maintenir notre présence dans le nord 
de la Syrie parce que nous sommes l'une des rares organisations 
internationales qui ose travailler et mener des opérations 
médicales ou non médicales dans ces zones".  
    L'organisation humanitaire est présente depuis 2012 dans le 
pays ravagé par un conflit qui a fait depuis 2011 plus de 
250.000 morts et des millions de déplacés.   
 
 (Pauline Mevel, avec Marine Pennetier, édité par Sophie Louet) 
 
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