Un homme, un stade : Félix Bollaert

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Un homme, un stade : Félix Bollaert
Un homme, un stade : Félix Bollaert

En France, tout le monde connaît le nom de Félix Bollaert, associé à jamais à celui du RC Lens. Paternaliste et rusé, l'ancien directeur de la société des Mines a très vite compris l'intérêt que pouvait avoir le football au milieu des corons.

C'est la triste vérité : l'homme qui a donné son nom à l'enceinte du RC Lens est un Lillois. Mais pas de panique, "sauf la naissance, tout le reste peut s'acquérir par le talent, le savoir, l'intelligence, le génie", dédouane Dostoyevsky. Il faut donc laisser le bénéfice du doute au jeune Félix Bollaert, qui arrive à Lens en 1856 pour y passer son enfance, dans l'ombre de son père Edouard, qui figure parmi les fondateurs de la société des mines de la ville. Issu d'une lignée d'industriels et de financiers de la région, Félix va très vite faire valoir son sens du devoir et du mimétisme. Après avoir obtenu son baccalauréat, il entre en 1876 à Polytechnique, comme son père, et enchaîne avec l'École nationale supérieure des mines de Paris, comme son père. Entre tout ça, pas la trace de la moindre crise d'adolescence.

Ascension programmée


Tandis qu'Edouard gère les mines de Lens d'une main de fer, le jeune diplômé va se faire les dents en Belgique pendant cinq ans. Au contact des mineurs du Hainaut, ce dernier comprend que le développement de l'industrie passe par le bien-être des ouvriers. Cette intuition est plus tard confirmée en 1893, quand son père, confronté à une grève générale, licencie 600 employés du jour au lendemain. Davantage porté sur le dialogue, le fils s'emploiera toute sa vie à ménager la force de travail du bassin minier, adoptant volontiers discours conciliants et attitude paternaliste. Avec une limite : celle du bénéfice. "Sans aucun doute, lui et sa femme étaient-ils charitables mais ils n'en ont jamais oublié leurs affaires ni celles des mines de Lens", détaillait l'historien Bernard Ghienne, récemment décédé, dans la Voix du Nord.


En cette fin de XIXe siècle, la moustache se porte longue et l'industrialisation est en plein essor. Félix revient à Lens, à la tête du service commercial. Très vite, il parvient à nouer de nombreux partenariats dans la région. Grâce à lui, racontait Bernard Ghienne, "la Société

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