Un homme projetant une action au nom de Daech abattu à Paris

le , mis à jour à 18:57
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    * L'homme portait sur lui une revendication écrite de 
l'attaque 
    * Il s'agit d'un Marocain né en 1995, selon une source 
judiciaire 
    * Taubira évoque de possibles troubles psychiques 
 
 (Actualisé avec Taubira) 
    PARIS, 7 janvier (Reuters) - Un homme porteur d'une ceinture 
d'explosifs factice et d'une arme blanche a été abattu jeudi à 
Paris par des policiers alors qu'il tentait de pénétrer dans un 
commissariat pour une action présumée terroriste, un an après la 
tuerie de Charlie Hebdo. 
    L'agresseur, qui a crié "Allahou Akbar", portait sur lui un 
téléphone portable et "un papier sur lequel figurent le drapeau 
de Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique-NDLR) et une 
revendication manuscrite non équivoque en langue arabe", a 
précisé le parquet de Paris dans un communiqué. 
    Une enquête a été ouverte pour "tentative d'assassinat sur 
personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec 
une entreprise terroriste", indique-t-il. 
    Selon une source judiciaire, l'assaillant est un 
ressortissant marocain né en 1995 à Casablanca qui est connu 
sous le nom d'Ali Sallah. Il s'agit d'un SDF connu des services 
de police pour un vol en réunion commis en 2012 dans le Var. 
    "Il est fiché pour des actes de petite délinquance" a 
confirmé sur iTELE la ministre de la Justice, Christiane 
Taubira, évoquant de possibles "fragilités psychologiques". 
    "Ce qui apparaît très clairement de ce qui est connu de 
cette personne, (c'est qu'elle) n'a aucun lien avec la 
radicalisation violente, aucun", a-t-elle ajouté. 
    L'homme s'est présenté à 11h30 devant le commissariat du 
XVIIIe arrondissement de Paris, dans le quartier populaire de la 
Goutte-d'Or, un couteau de boucher à la main, avant d'être 
abattu par des policiers en faction. 
     
    "DES FILS QUI DÉPASSAIENT" 
    Les tirs des frères Chérif et Saïd Kouachi contre 
l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, qui avaient fait 12 
morts, avaient débuté à 11h20 il y a un an jour pour jour. 
    Selon Luc Poignant, membre du syndicat Unité SGP Police, 
l'homme a couru vers les policiers en sortant son arme et en 
criant "Allahou Akbar". "L'individu est tombé et alors on a vu 
des fils qui dépassaient", a-t-il rapporté sur iTELE. 
    Le commissariat a été évacué et le quartier a été bouclé 
afin qu'une équipe de déminage équipée d'un robot commandé à 
distance inspecte le dispositif, qui s'est révélé factice. 
    "A priori c'est quelqu'un qui voulait faire croire à un 
attentat", a dit Luc Poignant. 
    Les forces de l'ordre ont quadrillé le quartier à la 
recherche d'un éventuel complice, mais le porte-parole du 
ministère de l'Intérieur, Pierre-Henri Brandet, a dit par la 
suite qu'il n'y avait a priori pas "d'individu en fuite". 
    En décembre 2014, un jeune homme converti à l'islam était 
entré dans un commissariat de Joué-lès-Tours (Centre) et avait 
blessé à l'arme blanche trois policiers en criant "Allahou 
Akbar" avant d'être abattu. 
    L'exécutif a rappelé jeudi que la menace d'attentats en 
France demeurait "permanente, réelle, très élevée" moins de deux 
mois après les attentats du 13 novembre. 
 
 (Service France, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M5062559 il y a 11 mois

    Le petit souci est que si ils se mettent à faire la même chose en pleine rue et à tirer au hasard, on est mal barré.

  • M1531771 il y a 11 mois

    Un de moins, c'est toujours ça de gagner...!