Un homme avoue le meurtre d'une des "disparues de Perpignan"

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PARIS (Reuters) - Un homme de 54 ans, interpellé dans le cadre de l'affaire des "disparues de Perpignan", devait être mis en examen jeudi pour "viol avec arme en récidive et assassinat" pour le meurtre d'une des jeunes femmes, Moktharia Chaïb, qu'il a avoué.

Le suspect, déjà entendu dans ce dossier il y a plusieurs années, avait été placé en garde à vue mardi après que son ADN, classé dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), a été rapproché d'un ADN masculin partiel prélevé sur le corps mutilé de la victime, violée et tuée en 1997 dans le secteur de la gare de Perpignan à l'âge de 19 ans.

L'homme, condamné à huit ans de réclusion pour viol en 1994 par la cour d'assises d'Amiens (Somme), a avoué son crime dans la nuit de mercredi à jeudi, a précisé le procureur de la République de Perpignan lors d'une conférence de presse.

"La persévérance, le travail méticuleux des enquêteurs (...), alliés aux avancées de la science, ont permis de mettre un nom sur une trace d'ADN", a dit Achille Kiriakidès.

L'homme, originaire de Picardie, a été présenté à un juge en vue de sa mise en examen pour "viol avec arme en récidive et assassinat" et devait être placé en détention provisoire dans la journée.

"A priori, il ne semble pas avoir agi en complicité avec quelqu'un", a précisé le procureur.

En 1998, le corps de Marie-Hélène Gonzalez, une jeune femme de 22 ans portée disparue près de la gare de Perpignan, avait été retrouvé mutilé et décapité. Une troisième jeune fille, Tatiana Andujar, lycéenne de 17 ans, portée disparue en septembre 1995 dans le quartier de la gare, n'a jamais été retrouvée.

"Il est trop tôt pour le moment pour se prononcer sur ces deux autres cas. Il faut laisser le temps aux magistrats instructeurs de poursuivre leurs investigations", a dit Achille Kiriakidès.

(Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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  • M2734309 le jeudi 16 oct 2014 à 13:16

    Il faut combien de temps aux "magistrats instructeurs" pour savoir si un mec condamné à 8 ans de réclusion criminelle en 1994, était toujours en prison en 1995 soit 1 AN plus tard ?