Un guide pour y voir plus clair dans les produits verts

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Naturel, bio, durable? nombre de produits se prévalent de vertus pas toujours clairement établi. Un petit guide pratique éclaire ces concepts.

Très peu de consommateurs sont aujourd'hui capables de définir clairement ce que signifie «biodégradable» ou de préciser dans quelles conditions un produit non alimentaire peut se présenter comme «bio». Et pourtant les fabricants ne se privent pas de se parer de multiples vertus environnementales pour vendre leurs produits. Afin de mieux renseigner les acheteurs et aussi de fournir aux fabricants des définitions claires, Hervé Novelli et Chantal Jouanno viennent de lancer un petit guide pratique consacré aux «allégations environnementales». Ecologie oblige, le fascicule sera surtout disponible sur Internet, sur le site du Conseil national de la consommation qui l'a réalisé.

On y apprend qu'un produit «naturel» doit contenir au moins 95 % de composants naturels, c'est-à-dire ayant subi peu de transformation par rapport à leur état d'origine. Quant aux caractéristiques de certains produits, si elles résultent d'obligations réglementaires le fabricant devra le préciser. Par exemple, les vernis sont soumis depuis le 1er janvier à de nouveaux seuils d'émissions de composés organiques volatils. Si un producteur veut faire état sur l'emballage d'une teneur réduite en COV, il doit rajouter la mention «conformément à la réglementation en vigueur». De la même façon, les indication «sans substance X» ne doivent pas être utilisée si la substance en question est interdite pour le produit en question (exemple : le phosphate dans les lessives) ou s'il n'est plus utilisé par aucune entreprise.

«Informer, c'est le premier pas vers une consommation durable, souligne Chantal Jouanno, et ce guide doit également sécuriser le consommateur pour distinguer les produits réellement verts.» Destiné principalement aux consommateurs ce guide sera également diffusé dans les enseignes de distribution pour s'assurer que les produits respectent ses recommandations. De son côté la DGCCRF se chargera de contrôler la réalité des vertus écologiques mises en avant et sanctionnera au besoin.

Si l'intérêt de ce genre de guide est incontestable, sa réalisation est plus surprenante. Il ne s'agit là en effet que du «premier tome» de ce guide, huit autres définitions devant être proposées prochainement dans le second. Explication officielle : l'élaboration des textes prend du temps et il est important d'avancer progressivement. Perfides, certaines mauvaises langues ayant participé au projet avancent que ses commanditaires voulaient surtout laisser une trace du travail effectué avant le remaniement gouvernemental. Sans grand résultat : Hervé Novelli quitte finalement le gouvernement tandis que Chantal Jouanno si elle est promue ministre, c'est pour s'occuper désormais des Sports et non plus de l'Ecologie.

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