Un groupe égyptien promet de garder les salariés de Petroplus

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UN GROUPE ÉGYPTIEN PROMET DE GARDER TOUS LES SALARIÉS DE PETROPLUS SI SON PROJET EST RETENU
UN GROUPE ÉGYPTIEN PROMET DE GARDER TOUS LES SALARIÉS DE PETROPLUS SI SON PROJET EST RETENU

PARIS (Reuters) - Le groupe égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat, qui s'est manifesté in extremis mardi pour reprendre la raffinerie Petroplus menacée de liquidation, gardera l'ensemble des 470 salariés du site de Petit-Couronne si son projet est retenu, a assuré mercredi son représentant en France.

"La proposition qui a été transmise aux administrations judiciaires hier contient une proposition de reprise totale des salariés, sauf le personnel qui a l'intention d'ores et déjà de partir à la retraite dans les mois prochains, environ 60 salariés", a dit Michel Billard de la Motte au micro d'Europe 1.

Le groupe est prêt à investir "certainement au-delà de 100 millions d'euros", a-t-il ajouté.

Cinq offres de reprise, dont deux jugées "sérieuses" par le gouvernement français, ont été déposées mardi devant le tribunal de commerce de Rouen (Seine-Maritime) pour la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, où les 470 salariés espèrent encore une solution alternative au plan social.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, considère que celles de l'investisseur suisse Terrae et de la compagnie égyptienne Arabiyya Lel Istithmaraat paraissent "sérieuses et financées".

Les administrateurs provisoires se prononceront mercredi sur les cinq offres, lors d'un comité d'entreprise extraordinaire.

Le gouvernement français s'est engagé à prendre "une participation minoritaire" au capital du site, à l'arrêt depuis janvier 2012 après le dépôt de bilan de son propriétaire Petroplus, si une offre "crédible est retenue".

Le groupe égyptien a exprimé son souhait de voir l'Etat participer à hauteur de 20 à 25% maximum au capital de Petroplus.

"Il s'agit d'un souhait, il ne s'agit pas d'une demande nécessaire à l'investissement. L'offre sera maintenue si l'Etat refuse", a indiqué Michel Billard de la Motte.

Marine Pennetier

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  • rodde12 le mercredi 6 fév 2013 à 09:47

    Alors que "l'état" refuse! La république ne peut plus payer ses danseuses surtout celle qui s'apelle CGT.Dans un an tout sera perdu et il fadraquand même payer les licenciements. Noous ne croyons plus au pére noel. Au dernier moment un repreneur arrive et veut racheter une rafinerie inutile.