Un Grexit sans risque particulier pour les banques en France-Noyer

le , mis à jour à 12:52
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* La croissance est le problème de la Grèce-Noyer * La Grèce doit poursuivre ses réformes-Noyer * Les taux bas font courir des risques pour l'assurance à moyen terme-ACPR (Actualisé avec autres déclarations de Noyer sur la Grèce) PARIS, 26 mai (Reuters) - Une sortie de la Grèce de la zone euro ne ferait pas courir de risque particulier aux banques françaises, a déclaré mardi Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France. Christian Noyer, qui est aussi président de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, a également rappelé que les banques françaises avaient drastiquement réduit leur exposition à la Grèce au cours des dernières années. "Pas de risque particulier", a-t-il répondu à une question sur les conséquences d'un Grexit pour les banques françaises, lors d'une conférence de presse sur l'activité de l'ACPR en 2014. "C'est avant tout un risque majeur pour la Grèce." Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a déclaré ce mardi que la Grèce était déterminée à libéraliser son économie, à réformer son système de retraites et à dégager de manière durable un excédent budgétaire primaire raisonnable. Mais il a estimé que son pays ne pouvait accéder aux requêtes de ses créanciers de mettre en oeuvre encore davantage de mesures d'austérité cette année et en 2016 car cela limiterait ses marges de manoeuvre. ID:nL5N0YH0XM "Le problème numéro un qui se pose à la Grèce est de savoir comment redémarrer la croissance qui commençait à pointer à la fin de l'année dernière et qui est retombée", a souligné Christian Noyer. "La question n'est pas essentiellement un problème de gestion de la dette, un problème de gestion budgétaire mais avant tout un problème de poursuite des réformes structurelles." "Personne n'envisage de mettre la Grèce sous perfusion en permanence pour des décennies." Lors de la conférence, l'ACPR a également estimé que le contexte de taux d'intérêt historiquement bas induisait à moyen terme des risques pour les compagnies d'assurance. L'Autorité de contrôle des banques et des assureurs a en outre souligné que cet environnement de taux bas et la volatilité sur les marchés financiers imposaient une vigilance particulière concernant les établissements bancaires. ID:nWEB00S2T (Matthieu Protard et Leigh Thomas, édité par Dominique Rodriguez)

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