Un gouvernement pour l'Espagne

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Un gouvernement pour l'Espagne
Un gouvernement pour l'Espagne

« Basta ! » A une large majorité, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a décidé hier de s'abstenir lors du prochain vote d'investiture de Mariano Rajoy. Cette décision devrait permettre au chef conservateur de constituer un nouveau gouvernement mais, surtout, de mettre fin à la paralysie politique dans laquelle est plongé le pays depuis dix mois.

 

Divisé et en perte de vitesse, le PSOE évite ainsi aux Espagnols de retourner aux urnes pour la troisième fois en un an. Si le parti reste fracturé entre partisans d'un vote de confiance au chef du Parti populaire (PP, droite) et opposants farouches à son investiture, la voie médiane de l'abstention a fini par l'emporter. La peur d'une déroute socialiste aux élections, le PSOE étant divisé et concurrencé par Podemos, le parti anti-austérité, a joué dans cette décision.

 

De même, les socialistes ne voulaient pas être montrés du doigt comme principaux responsables d'un blocage qui s'éternise. Lors d'une précédente réunion, le 10 octobre, ce même choix avait pourtant coûté sa tête au secrétaire général du parti, Pedro Sanchez. Celui-ci refusait pour sa part de laisser Mariano Rajoy au pouvoir, notamment après un premier mandat entaché par plusieurs scandales de corruption. Si le patron du Parti populaire est désormais quasiment certain de retrouver les rênes du pouvoir après plus de trois cents jours d'intérim, peu de chances que son gouvernement ait les coudées franches pour autant. Soutenu par seulement 137 députés sur 350, dans un climat de crise économique et de fort chômage de 20 %, le futur Premier ministre devra faire preuve de tact et de souplesse. « Si je veux obtenir plus d'appuis, il est logique que j'adapte mon discours à la nouvelle situation », a lui-même reconnu Rajoy vendredi, en marge d'un sommet européen.

 

Le 31 octobre, date butoir

 

Cette semaine, c'est une véritable course contre la montre qui va se déclencher. Le ...

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