Un gouvernement doit être formé en Espagne d'ici au 3 mars

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 (Précisions, proposition de Podemos) 
    MADRID, 15 février (Reuters) - Les députés espagnols ont 
demandé lundi au dirigeant socialiste Pedro Sanchez de former un 
gouvernement d'ici au 3 mars, date à laquelle il devra se 
soumettre à un vote de confiance qui, s'il est négatif, 
rapprochera le pays de la convocation d'élections législatives 
anticipées. 
    Le secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol 
(PSOE) mène actuellement des discussions pour la formation d'un 
gouvernement, notamment avec le parti anti-austérité Podemos, le 
Parti populaire (PP, droite) du chef du gouvernement sortant, 
Mariano Rajoy, ayant provisoirement jeté l'éponge. 
    Le PP est arrivé en tête des élections législatives du 20 
décembre mais a perdu sa majorité absolue, ce qui rend difficile 
la constitution d'un gouvernement. 
    Pour sortir le pays d'une situation de blocage qui se 
prolonge, le président de la chambre basse du Parlement, Patxi 
Lopez, a annoncé qu'un vote de confiance se tiendrait le 3 mars, 
quelle que soit la composition du cabinet que Pedro Sanchez 
présentera ce jour-là. 
    Si le vote est négatif, la Constitution prévoit que les 
autres partis, dont le PP de Mariano Rajoy, auront deux mois 
pour tenter à leur tour de former un gouvernement. En cas 
d'échec, prévisible compte tenu du rapport de forces au 
Parlement, des élections anticipées seront convoquées. 
    Selon un sondage GAD3 publié dimanche par le quotidien ABC, 
une majorité d'Espagnols jugent désormais inéluctable la tenue 
de nouvelles élections pour sortir du blocage politique issu des 
élections du 20 décembre.   
    Le dirigeant de Podemos, Pablo Iglesias, a néanmoins fait 
lundi des propositions en vue de la formation d'un "gouvernement 
de changement" avec les socialistes, qui reviendrait notamment 
sur les profondes et impopulaires coupes budgétaires imposées 
par le gouvernement sortant. 
    Faisant un pas en direction de Pedro Sanchez, qui s'oppose à 
l'une de ses grandes promesses de campagne, l'organisation d'un 
référendum sur l'indépendance de la Catalogne, Pablo Iglesias a 
laissé entendre qu'il ne serait pas inflexible à ce sujet. 
    "Il est essentiel qu'il y ait un référendum pour permettre 
aux Catalans d'exercer leur droit à décider de leur avenir 
politique... mais nous sommes ouverts à toutes les 
propositions", a-t-il dit. 
    Selon les projections de la suite du sondage GAD3, publiées 
lundi, le PSOE et le PP perdraient des sièges en cas de nouveau 
scrutin, au profit de Podemos et Ciudadanos (centre), mais le 
Parlement resterait aussi fragmenté qu'aujourd'hui. 
 
 (Angus Berwick et Paul Day; Danielle Rouquié et Tangi Salaün 
pour le service français) 
 
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