Un garçon pour le prince William et la duchesse de Cambridge

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UNE SALVE DE COUPS DE CANON TIRÉE À LONDRES EN L'HONNEUR DU "ROYAL BABY"
UNE SALVE DE COUPS DE CANON TIRÉE À LONDRES EN L'HONNEUR DU "ROYAL BABY"

par Belinda Goldsmith

LONDRES (Reuters) - Le monde attend les premières images du nouveau prince britannique, quittant la maternité dans les bras de son père le prince William et de sa mère, l'ancienne Kate Middleton.

La duchesse de Cambridge a donné naissance lundi au premier enfant du couple princier, ce qui a déclenché la liesse à Londres et des messages de sympathie du monde entier.

"Nous ne pourrions être plus heureux", a déclaré le prince William dans un bref communiqué après avoir assisté à la naissance de son fils.

Le prénom du garçon doit encore être annoncé, les parieurs britanniques privilégiant George et James. Les observateurs de la monarchie ne s'attendent pas à voir dans l'immédiat de nombreuses images de l'enfant.

Les parents de Kate, Carole et Michael Middleton, n'ont divulgué aucun indice quant au prénom princier, mardi, lorsqu'ils sont venus à la maternité voir leur petit-fils. "Il est absolument merveilleux!", s'est borné à dire Carole Middleton aux journalistes, à propos du bébé.

Le couple princier a mis la tradition de côté en annonçant la naissance par un communiqué mais devrait respecter le protocole en donnant au public un premier aperçu de l'enfant royal, sur les marches de St Mary's au moment de quitter la maternité.

"Tout ce que nous verrons, ce sera un aperçu du sommet du crâne du bébé", explique Joe Little, rédacteur en chef de Majesty, un magazine sur la famille royale.

"Après cela, nous ne les verrons pas pendant un moment. Une naissance, c'est un événement très intime, et il s'agit d'un couple discret, donc la prochaine fois que nous verrons le bébé, ce sera sur sa photo officielle dans quelques semaines."

PRINCE DE CAMBRIDGE

Le nouveau-né, qui pèse 3,8 kilos, est venu au monde à 16h24, heure locale (15h24 GMT). A l'annonce de l'événement, quatre heures plus tard, les principaux monuments de Londres ont été illuminés en bleu.

Le "bébé royal", qui sera nommé prince de Cambridge, est officiellement troisième dans l'ordre de succession au trône britannique après son grand-père Charles et son père, William, ce qui relègue au quatrième rang le prince Harry, le frère de William, connu pour son goût de la fête.

En quelques minutes, les messages de félicitations ont commencé à affluer, du monde entier, tandis que la foule se rassemblait autour de Buckingham Palace, où l'annonce officielle a été placée sur un chevalet doré à l'entrée principale.

Au sein de la famille royale, William a téléphoné à sa grand-mère, la reine Elizabeth II, pour lui apprendre la nouvelle. Il a aussi contacté son père le prince Charles et son frère le prince Harry, qui étaient tous ravis.

COUPS DE CANON

Une salve de 41 coups de canon a été tirée mardi à Green Park et une autre de 62 coups de la Tour de Londres pour faire connaître l'arrivée de l'enfant royal. Et les cloches de l'abbaye de Westminster, où Kate et William se sont mariés en avril 2011, ont sonné pendant plus de trois heures.

L'annonce de la naissance du troisième arrière-petit enfant de la reine a été accueillie par une clameur et les médias se sont précipités devant l'hôpital St Mary, à Paddington dans l'ouest de Londres, l'hôpital même où William est né de la princesse Diana en 1982.

Le 'tabloïd' The Sun s'est pour l'occasion rebaptisé The Son (Le Fils), contrastant avec la mesure prise par le site du quotidien de gauche The Guardian. Le site a mis en place un bouton cliquable "Républicain ?" qui permet de supprimer tous les articles relatifs à l'enfant du prince William.

Kate et William, tous deux âgés de 31 ans, se sont rencontrés quand ils étaient étudiants à l'université de St Andrews. Leur mariage avait été suivi par deux milliards de téléspectateurs. La naissance de leur premier bébé a provoqué le même genre de frénésie, la presse entretenant une attente fiévreuse par des spéculations quotidiennes.

Le bébé arrive à un moment où la famille royale jouit d'une grande popularité. Selon un sondage Ipsos Moro publié la semaine dernière, 77% des Britanniques souhaitent conserver la monarchie, soit pratiquement le niveau de soutien le plus élevé.

Avec Michael Holden, Li-Mei Hoang et Dasha Afanasieva; Danielle Rouquié, Julien Dury et Eric Faye pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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