Un G20 «test» sur la guerre des monnaies

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La présidence coréenne a déjà engrangé des succès sur la réforme du FMI ou la régulation bancaire. Mais elle sera jugée sur la guerre des changes, un sujet complexe et conflictuel.

Aucun sommet du G20 n'aura été si bien préparé. Mais aucun G20 n'aura, non plus, été si conflictuel, alors qu'il intervient à un moment clé pour la crédibilité de ce forum réunissant les vingt économies les plus puissantes de la planète. Ravivée par la décision de la Fed d'injecter 600 milliards de dollars de liquidités pour soutenir la croissance américaine, la guerre des changes a chamboulé le programme huilé de la présidence coréenne, opposant ouvertement États-Unis, Européens et pays émergents.


La Corée, qui accueille le cinquième sommet du G20, sera jugée à l'aune de cette guerre des monnaies qu'elle voulait tant éviter. «Pour les Coréens, qui n'ont pas la culture de l'improvisation ni de la négociation de dernière minute, cela ne sera pas facile», estime Jean Pisani-Ferry, président du think-tank européen Bruegel.

Premier pays d'Asie à présider le G20, la Corée a déjà engrangé trois succès avant la réunion de Séoul. Elle a

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