Un Français doit travailler 36 minutes pour se payer une bière

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Le site américain Quartz, a concocté un indice de la bière afin de savoir combien d'heures de travail sont nécessaires pour se payer une chope du breuvage universel. D'un pays à l'autre, les différences sont considérables.

Les Géorgiens doivent travailler plus de 15 heures avant de se payer une pinte de bière alors qu'à Puerto Rico, seulement 12 minutes de labeur sont nécessaires avant de se désaltérer avec le même breuvage, selon Quartz .

Au même titre que The Economist propose depuis 30 ans de comparer les pouvoirs d'achat d'un pays à l'autre en se basant sur le prix du Big Mac, le site d'information américain propose un indice de la bière. Mais à la différence de l'indice Big Mac, le «beer index» s'exprime non pas en dollars mais en nombre heures travaillées au prix du salaire minimum.

Le choix de la bière ne doit rien au hasard. En effet, qu'elle soit blonde ou brune, cette boisson est universelle. Par ailleurs, à l'instar du Big Mac, les matières premières utiles à sa fabrication sont présentes partout et la plupart des pays possèdent leurs propres marques et usines. Ainsi, là où l'indice Big Mac est établi dans 27 pays, celui sur la bière est plus large et permet de comparer le niveau de vie d'un plus grand nombre de pays.

Un Français doit travailler plus qu'un Allemand pour se payer une bière Classement de Quartz.
Classement de Quartz.

D'après le classement de Quartz, un Français doit travailler 36 minutes avant de pouvoir s'offrir une pinte, soit un peu plus de temps qu'aux États-Unis, Allemagne, Espagne, Belgique, Portugal, Japon ou au Canada où il faut moins d'une demi-heure - 24 minutes exactement - de labeur pour pouvoir déguster le breuvage international. À l'inverse, en Éthiopie, Laos, Pakistan, Afghanistan ou au Népal, il faut travailler une demi-journée ou plus avant de se désaltérer avec cette boisson.

L'indice de la bière nous apprend donc qu'un Français doit travailler davantage qu'un Américain, un Canadien, un Allemand, un Espagnol ou même un Portugais pour se payer le même mets. Par extension, nous pouvons déduire de cet indice que le travail d'un Français lui procure un pouvoir d'achat plus restreint que celui d'un Allemand ou un Portugais. À l'inverse, un Éthiopien, Népalais ou un Afghan doit travailler plus pour se payer une bière, leur pouvoir d'achat est donc plus limité.

Le média économique a utilisé la base Numeo qui recense les prix des biens alimentaires et les données de l'Office international du travail (OIT) pour construire son indice. Le salaire minimum est converti au taux horaire pour une semaine de 40 heures.

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