Un fonds intéressé par la filiale britannique de Tata Steel

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    BOMBAY/LONDRES, 22 décembre (Reuters) - Le sidérurgiste 
indien Tata Steel  TISC.NS  a annoncé mardi être en négociations 
avec la société de capital-investissement Greybull Capital en 
vue de lui céder sa filiale britannique en difficulté, qui 
emploie près de 5.000 personnes. 
    Tata Steel, numéro un au Royaume-Uni, cherche depuis l'an 
dernier à céder sa filiale de produits longs, qui produit des 
aciers utilisés dans la construction. Le dossier est devenu 
pressant avec la chute des prix de l'acier, au plus bas depuis 
dix ans, qui a intensifié la crise du secteur.  
    "C'est un moment extrêmement critique pour l'ensemble du 
secteur et nous travaillons sans relâche étudier toutes les 
options susceptibles d'assurer l'avenir de notre filiale Long 
Products Europe", a déclaré Karl Köhler, directeur général des 
opérations européennes de Tata Steel. 
    Reuters avait rapporté lundi que Greybull avait fait la 
proposition la mieux disante mais, selon une source, la vente se 
fera probablement pour moins de 500 millions de livres (676 
millions d'euros) et il n'y aura pas de reprise de dette. 
    "Greybull Capital confirme avoir signé une lettre 
d'intention avec Tata Steel (...) C'est une étape importante 
mais il reste beaucoup à faire pour parvenir à un accord", a 
déclaré la firme d'investissement britannique. 
    Klesch Group, un groupe de production et de négoce de 
matières premières, avait renoncé en août à racheter la filiale 
de Tata Steel. 
    En octobre, le groupe indien a annoncé la suppression de 
1.200 postes à sa filiale de produits longs, qui est basée à 
Scunthorpe, dans le nord-est de l'Angleterre, et emploie quelque 
4.700 personnes en Europe.   
    En comprenant ces 1.200 postes supprimés, l'industrie 
sidérurgique britannique a perdu au total 4.000 emplois en 
octobre, l'équivalent d'un cinquième environ de ses effectifs. 
    Unite, le principal syndicat britannique, a salué les 
annonces de mardi tout en se montrant prudent. 
    "Il nous faudra voir si l'emploi sera préservé avec cette 
vente potentielle. Le gouvernement doit aussi réaliser que (...) 
la crise de l'industrie (sidérurgique) continue", a-t-il fait 
savoir dans un communiqué. 
    Tata Steel, confronté à des coûts élevés au Royaume-Uni et à 
la concurrence d'importations chinoises record, a dû supprimer 
des milliers d'emplois depuis son OPA de 2007 sur le groupe 
anglo-néerlandais Corus, qui l'a hissé au deuxième rang européen 
derrière le leader mondial ArcelorMittal  ISPA.AS . 
    Le groupe emploie environ 30.000 personnes en Europe, dont 
17.000 en Grande-Bretagne. 
 
 (Clara Ferreira Marques et Maytaal Angel,; Véronique Tison pour 
le service français) 
 

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