Un film double et trois flashbacks : notre sélection cinéma

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Un film double et trois flashbacks : notre sélection cinéma
Un film double et trois flashbacks : notre sélection cinéma

Chaque mercredi, le service Culture du « Monde » nous propose une sélection des meilleurs films à voir en salle.

LA LISTE DE LA MATINALE Comme tous les ans, l'ouverture du Festival de Cannes, mercredi 17 mai, provoque, comme par un effet de vases communicants, une sévère pénurie de films en salle. Exceptionnellement, nous ne vous en recommanderons donc qu'un seul, Les Fantômes d'Ismaël, d'Arnaud Desplechin, qui ouvre la manifestation cannoise et sort en même temps sur les écrans. Nous profitons de ce moment de calme pour recommander une nouvelle fois des films toujours à l'affiche, et une rétrospective.

PORTRAIT DE L'ARTISTE EN SCHIZOPHRÈNE. « Les Fantômes d'Ismaël », d'Arnaud Desplechin

Pour ouvrir la 70e édition du Festival de Cannes, mercredi 17 mai, Thierry Frémaux a choisi de montrer Les Fantômes d'Ismaël dans une version que son auteur, Arnaud Desplechin, qualifie de « française ». D'une durée d'une heure cinquante, c'est celle que le distributeur du film, Le Pacte, présente dans la majorité des salles de l'Hexagone. Une autre existe, plus longue de vingt minutes, que Desplechin nomme « version originale », ou « director's cut ».

A partir d'un même tronc commun long d'une bonne heure, toutes deux racontent les tourments d'Ismaël, double de l'auteur que vient hanter, alors qu'il travaille au scénario d'un nouveau film, le spectre de son premier amour. Mais alors que la première a la forme aboutie, complexe, sophistiquée, d'un autoportrait du cinéaste en miettes, la seconde laisse l'impression d'une œuvre déséquilibrée, dont la nécessité ne semble pas aussi évidente.

Les Fantô...

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