Un festival qui cultive notre instinct de conversation

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Un festival qui cultive notre instinct de conversation
Un festival qui cultive notre instinct de conversation

"Une conversation vaut mieux que cinquante lettres", écrivait madame de Sévigné. Près de quatre siècles plus tard, un festival vante les bienfaits de l'art de deviser pour lutter contre les violences du quotidien."La conversation, c'est un outil anti-violence. Elle permet de civiliser les rapports, d'écouter, de s'opposer à l'autre par des mots", explique à l'AFP l'écrivain Alexandre Jardin."C'est un art qui trouve ses racines profondes en France mais qui s'est perdu au fil des siècles et qu'il convient de réactiver", ajoute le romancier qui participera, samedi, au 4e Festival des conversations (), à Paris.A ses côtés, ethnologues, élus, architectes, artistes et public viendront débattre des vertus de la discussion bien menée, une pratique née à la cour du Roi Soleil où la noblesse oisive l'avait élevée au rang d'institution, notamment au sein des salons littéraires. "Les salons ont peu à peu perdu de leur influence, mais elle reste encore associée à l'esprit français, au goût de la répartie et de la polémique polie", note l'écrivain Pierre Assouline, membre de l'Académie Goncourt."Cette conversation est faite à la fois de courtoisie, pour écouter l'autre, et d'interruptions pour éviter qu'elle ne soit pas qu'une juxtaposition de monologues", précise-t-il."Les Allemands nous envient cet art ancré dans notre culture et qui ne s'est pas développé chez eux notamment parce que leur langue place le verbe à la fin des phrases ce qui impose d'attendre que son interlocuteur ait fini de parler pour pouvoir lui répondre", relève l'auteur.Dans un article paru en décembre, deux mois avant sa mort, l'écrivain et sémiologue italien Umberto Eco s'interrogeait: "Il est connu que les Français savent pratiquer l'art de la conversation de façon quasi liturgique, même lors d'un dîner entre amis. Est-il vrai que nous n'en sommes pas capables ?"- Emails, chats, ...

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