Un festival pour sortir du placard des films "maudits"

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Le festival propose une trentaine de courts et longs-métrages, souvent inconnus du grand public All Rights Reserved
Le festival propose une trentaine de courts et longs-métrages, souvent inconnus du grand public All Rights Reserved

(AFP) - Le Festival des "maudits films" de Grenoble, dont la 6e édition s'ouvre mardi soir, permet de redécouvrir des longs-métrages cultes de série Z et des films de genre à petit budget boudés par la critique.

De la comédie fantastique aux films d'horreur loufoques, tout droit issus de l'époque de la VHS et des vidéo-clubs, le festival propose une trentaine de courts et longs-métrages, souvent inconnus du grand public et réalisés en dehors des circuits traditionnels de production.

"Au cinéma, c'est souvent dans les films conçus avec peu d'argent, ceux qu'on appelle les +B-movies+, que l'on déniche les meilleures idées. Quentin Tarantino fait souvent référence aux longs-métrages issus de cette frange du cinéma", souligne Karel Quistrebert, directrice générale de l'événement, qui fut à l'origine de sa création, en 2009, sous l'égide du Centre culturel de cinémathographie (CCC) de Grenoble.

"Le cinéma est très formaté dans son ensemble, chaque époque possédant son degré de formatage, et nous souhaitions nous démarquer de tout cela en montrant des films dont on a très peu entendu parler", ajoute-t-elle.

"L'Effroyable secret du Dr. Hichcock" (1962), film gothique italien de Riccardo Freda, bon exemple de ce 7e Art de l'ombre, est un des longs-métrages les plus attendus de cette 6e édition.

"A l'époque, les critiques se moquaient beaucoup des longs-métrages italiens. C'est pour cette raison que l'équipe du film avait choisi un nom à consonnance anglaise dans son titre", raconte Karel Quistrebert.

Modeste réstrospective d'une poignée de films à ses débuts, le festival, qui se tient jusqu'à samedi, s'est étoffé au fil des éditions, passant de deux à cinq jours de programmation. Depuis 2013, il organise surtout une compétition officielle qui oppose cette année cinq longs-métrages sortis en salle il y a moins d'un an.

Parmi eux, le documentaire "The Act Of Killing", de Joshua Oppenheimer, qui met en scène le témoignage d'Anwar, bourreau de plus d'un million "d'opposants" au régime indonésien durant le génocide de 1965.

Baptisé en référence au Festival du film maudit de Biarritz, créé en 1949 par Jean Cocteau, la manifestation possède désormais son jury d'initiés. La jeune réalisatrice belge Katia Olivier, le programmateur suisse Tadzul Lempke et le critique français Gilles Esposito sont chargés de désigner le lauréat 2014.

Le Festival a programmé également une séance pour le jeune public avec "Frankenweenie", dernier film de Tim Burton.

Financé principalement par le Centre culturel de cinémathographie (CCC) de Grenoble et le Conseil général de l'Isère, il attire en moyenne un millier de spectateurs.

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