Un ex-patron de la CIA pro-guerre en Irak va conseiller Trump

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    WASHINGTON, 13 septembre (Reuters) - L'ancien directeur de 
la CIA James Woolsey, qui avait milité en faveur de 
l'intervention militaire américaine en Irak en 2003 en 
contribuant à propager l'affirmation selon laquelle Saddam 
Hussein possédait des armes de destruction massive, va rejoindre 
l'équipe de campagne de Donald Trump en tant que conseiller à la 
sécurité nationale du candidat républicain. 
    Dans le communiqué diffusé lundi par l'équipe de campagne de 
Donald Trump, James Woolsey dit soutenir les projets du candidat 
républicain en matière de défense, avec la suppression du 
plafond budgétaire imposé au Pentagone et un programme de 
dépenses de plusieurs milliards de dollars en faveur du 
recrutement de soldats et de l'achat d'équipements. 
    "L'engagement de M. Trump de revenir sur les néfastes coupes 
budgétaires en matière de défense promulguées par l'actuelle 
administration, tout en reconnaissant la nécessité d'une 
réduction de la dette, est une mesure primordiale pour restaurer 
la primauté des Etats-Unis sur le champ de bataille 
conventionnel et numérique", dit-il. 
    Directeur de la CIA pendant deux ans durant la présidence de 
Bill Clinton dans les années 1990, James Woolsey critique aussi 
la présence d'informations confidentielles dans des courriels 
enregistrés sur le serveur privé de Hillary Clinton, 
l'adversaire démocrate de Donald Trump et ancienne secrétaire 
d'Etat. 
    Interrogé sur CNN, James Woolsey a toutefois marqué sa 
différence avec Donald Trump en jugeant que son projet 
d'interdire provisoirement l'entrée de musulmans aux Etats-Unis 
était "une mauvaise décision". Il a aussi mis en garde contre 
les dangers liés au changement climatique, un phénomène que 
Donald Trump a qualifié de canular profitant à la Chine. 
    Cet ancien directeur de la CIA se distingue surtout de 
Donald Trump au sujet de la guerre en Irak, si l'on en croit les 
affirmations répétées du candidat républicain selon lesquelles 
il était un farouche opposant à cette intervention militaire, 
bien qu'il l'ait soutenue dans un premier temps. 
    James Woolsey l'a pour sa part défendue avec vigueur en 
laissant entendre que Saddam Hussein cachait ses armes 
nucléaires, chimiques et biologiques aux inspecteurs de l'Onu. 
Il a aussi propagé l'affirmation fausse selon laquelle le 
dirigeant irakien avait soutenu les attentats du 11 septembre 
2001 aux Etats-Unis revendiqués par Al Qaïda. 
 
 (Jonathan Landey; Bertrand Boucey pour le service français) 
 
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  • charleco il y a 4 mois

    Trump va se faire chapitrer par le Pentagone, la CIA et Wall-Street... C'est son stage de formation à la présidence.