Un Euro trop fort : qu'est-ce que cela signifie ?

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Les dernières élections italiennes, en février 2013, ont suscité de vives réactions dans la classe politique européenne. L'instabilité du pays est redoutée pour l'avenir de l'Euro.

Élections italiennes : le rejet de l'austérité

L'Union européenne éprouve durement la crise financière. Pour rétablir l'équilibre, Mario Monti, président du Conseil italien, a mis en place une politique de rigueur très mal perçue par les électeurs. De fait, ses décisions n'ont que faiblement redressé la situation puisque la dette s'élève encore, en ce début d'année 2013, à 2000 milliards d'euros.

Les élections ont donc marqué le désaveu de Monti au profit de Pier Luigi Bersani, du centre gauche, et surtout de Beppe Brillo, humoriste et militant.

Un flottement qui inquiète

Face à ces résultats, l'inquiétude d'une partie de la classe politique a été exprimée. Pour Jean-Claude Junker, ancien président de l'Eurogroupe, la zone euro entre dans « une phase de profonde incertitude ». La stabilisation politique ne devrait intervenir qu'en mai, avec l'élection d'un nouveau président.

Pour le président du Parlement européen, ces élections révèlent une méfiance à l'égard de la politique « d'assainissement budgétaire » préconisée par Bruxelles.

L'Euro menacé ?

Malgré les craintes initialement exprimées, l'Euro ne devrait pas être touché par les élections italiennes. Selon Jérôme Cahuzac, ministre du budget français, la crise concerne avant tout l'Italie et trouve sa source dans des motifs institutionnels.

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