Un étage de chambres de bonne transformé en luxueux pied-à-terre parisien

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Yannick Krieg, fils d’industriel allemand, s’est spécialisé dans la restructuration d’appartements et d’immeubles hauts de gamme pour une clientèle étrangère. visite.

Il lui a fallu beaucoup d’énergie. À 26 ans, Yannick Krieg a découvert les «joies» de la copropriété à la française et celle des monuments classés. Pour faire installer un ascenseur qui desserve directement l’appartement sous les toits qu’il voulait créer, alors qu’il s’arrêtait à l’étage inférieur, il a dû composer avec ses voisins et se familiariser avec les règles de vote dans une copropriété. Mais il y est parvenu et il a terminé de transformer un étage de chambres de bonne en pied-à-terre de luxe pour riche étranger qui rêve d’avoir sa propre adresse à Paris, ville romantique entre toutes dans l’imaginaire du monde entier. Avant/après, ces deux vues du salon et de ses fenêtres offrant une vue plongeante sur le jardin du Musée de la Légion d’honneur au premier plan et plus loin sur la Seine et les quais ont en effet de quoi faire rêver plus d’un Américain amoureux de la rive gauche.

Finitions, meubles, déco... le sens des détails

Fils d’un industriel allemand, spécialiste des emballages, Yannick Krieg est arrivé un peu par hasard dans l’immobilier. «Quand on a proposé à mon père une forte somme pour acheter sa maison de Saint-Tropez, qui n’était pas à vendre. Nous avons réfléchi et l’avons finalement vendue, et cela m’a donné des idées», explique-t-il. Depuis, il a fait dix opérations. Il a notamment racheté un hôtel particulier rue du Cirque dans le VIIIe à Paris et l’a transformé là encore pour une clientèle étrangère exigeante poussant le sens du détail très loin. Il choisit avec sa compagne, architecte d’intérieur, les meubles, la vaisselle, et fait même faire du linge de lit coordonné à la déco intérieure. «Nous faisons faire cela en France», explique-t-il fièrement.

Avec des prix de l’immobilier qui s’effritent depuis quelques années et une large offre de grands appartements à Paris, le pari n’est pas gagné d’avance, et Yannick Krieg cherche preneur pour ses deux dernières restructurations, mais il en a déjà revendu plusieurs. Compte tenu des sommes investies en travaux, il en demande en effet un prix élevé, 4,6 millions d’euros par exemple pour le 196 m² habitables de la rue de Lille dont il a prévu de refaire faire les parties communes pour qu’elles soient à la hauteur des exigences du futur acquéreur.

Pour ceux qui auraient l’envie et les moyens de se lancer dans de telles opérations, que faut-il savoir? «L’emplacement et la vue sont essentiels, ainsi que la qualité des travaux», résume Jean-Philippe Roux, responsable de l’agence John Taylor de Paris.

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