Un entraîneur doit-il parler la langue de ses joueurs ?

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Un entraîneur doit-il parler la langue de ses joueurs ?
Un entraîneur doit-il parler la langue de ses joueurs ?

Les coachs s'exportent de plus en plus, et certains d'entre eux sont loin d'être bilingues. Mais un entraîneur qui ne parle pas la langue de ses joueurs, est-ce préjudiciable ? Existe-t-il des vrais problèmes de communication dans un vestiaire riche en nationalité ?

Très rares sont les fois où on a vu Marcelo Bielsa utiliser le langage français la saison dernière. S'il était largement capable de le comprendre – certaines conférences de presse le montrent –, El Loco ne parlait pas français car il avait "peur du ridicule". Et quand on entend un coach comme Vahid Halilhodžić tenter de se dépatouiller de la langue de Molière, les rires ne sont effectivement jamais très loin. Au-delà des erreurs syntaxiques et des oublis de pronoms, les difficultés de langue d'un entraîneur posent question : cela pose-t-il un réel problème au sein même d'un vestiaire ? La compréhension des joueurs en est-elle vraiment impactée ? Et les résultats s'en ressentent-ils ?

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Évidemment, parler la langue de ses joueurs sera toujours un avantage. Personne ne dira le contraire. Expliquer un schéma tactique, une idée précise de jeu ou un comportement bien défini sans la barrière de la langue ne peut être que plus optimale. Sauf que cette barrière, quand elle existe, semble facilement et largement dépassable avec un peu d'effort. "Quand je suis arrivé en Arabie Saoudite, je ne parlais pas un mot d'arabe, se souvient Patrick Suffo, ancien joueur camerounais qui a évolué dans pas moins de huit pays différents. J'étais le seul dans ce cas-là. Alors, ça m'a joué des tours au début. Une fois, je me suis fait remplacer à la mi-temps, parce que, soi-disant, je ne captais pas les consignes du coach. Mais après quelques semaines, ça roule : d'abord, tu utilises des gestes, puis t'intéresses un peu à la langue, tu apprends les bases." Un avis partagé par Bernard Casoni, qui a évolué en France et qui a notamment entraîné en Tunisie, en Arménie et en Hongrie : "Par des gestes de main ou des regards, on arrive sans difficulté à se faire comprendre. Il suffit de quelques mots rudimentaires pour dépasser les éventuels soucis dus à la langue."

What's the problem ?


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