Un enseignant poursuivi pour avoir ironisé sur des propos de Valls

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    MARSEILLE, 6 janvier (Reuters) - Un maître de conférence de 
l'université d'Avignon (Vaucluse) est convoqué le 27 janvier 
devant le tribunal correctionnel au motif de "provocation à la 
haine raciale" pour avoir ironisé sur des propos de Manuel 
Valls. 
    Bernard Mezzadri est poursuivi pour avoir publié, en mai 
2015, un message ironique sur le site de l'université lors d'un 
débat organisé en interne à l'occasion de la venue du Premier 
ministre dans l'établissement. 
    "J'espère qu'en cette grande occasion la délégation de 
l'UAPV (université d'avignon-NDLR) comptera suffisamment de 
'blancos' (et pas trop de 'basanés'), afin de ne pas donner une 
trop mauvaise image de notre établissement", avait écrit 
l'enseignant sur une liste de discussions réservée aux 
personnels de l'établissement. 
    A la suite de ces propos, un signalement avait été fait par 
la précédente équipe présidentielle au recteur et au procureur 
de la république. Ce dernier "a décidé de poursuivre notre 
collègue au motif de provocation à la haine raciale", a indiqué 
le syndicat SNESUP-FSU de l'université dans un communiqué publié 
sur son site. 
    Selon le syndicat, Bernard Mezzadri n'a fait que "rappeler 
et stigmatiser" les propos de Manuel Valls dans une vidéo 
tournée en 2009 sur une brocante d'Evry.  
    Le député-maire de la ville, alors candidat à la primaire 
socialiste, avait demandé à son équipe de rajouter "quelques 
blancs, quelques white, quelques blancos" dans l'image. 
    "Il est manifeste que notre collègue entendait dénoncer des 
propos et une politique qu'il estimait xénophobes et que, par 
conséquent, il ne saurait être suspecté lui-même de xénophobie", 
souligne le syndicat. 
    Une pétition en ligne, qui dénonce "un choix d'inculpation 
délibérément infamant" et réclame la relaxe de l'enseignant, 
avait recueilli mercredi près de 4.000 signatures 
d'universitaires, de chercheurs. de philosophes et de 
personnalités du monde de la culture.  
 
 (Jean-François Rosnoblet, édité par Marine Pennetier) 
 
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  • charleco il y a 11 mois

    Bientôt la Sainte Inquisition Socialiste.

  • blackmax il y a 11 mois

    Crime de lèse-majesté sans doute. Le régime devient un tantinet dictatorial et ce n'est que le début.Sous le vernis un dictateur se cache (à peine)