Un emploi étudiant, oui, mais à petites doses

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Un étudiant français à rennes en 2014
Un étudiant français à rennes en 2014

Pour ne pas peser sur la réussite universitaire, un job étudiant ne doit pas dépasser 12 à 15 heures hebdomadaires, s’effectuer pendant les horaires classiques de la journée de travail mais sans empiéter sur les cours.

Le gouvernement intensifie les dispositifs pour favoriser le travail des étudiants. Depuis le 1er janvier, les étudiants salariés gagnant plus de 890 euros par mois – pendant trois mois – sont en effet éligibles à la nouvelle « prime d’activité ». Et le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur a clairement annoncé que le plan d’ouverture des bibliothèques universitaires en soirée, le samedi matin et pendant les périodes de révisions, à partir de la rentrée 2016, « reposera à titre principal sur le recours à des vacataires étudiants ».

Aujourd’hui, environ un étudiant sur deux travaille – 45 % selon la dernière enquête de l’Observatoire de la vie étudiante parue en 2013 –, notamment les boursiers. Mais travailler pour financer ses études ne rime pas toujours avec réussite. « La question se pose tout particulièrement en licences générales, où, pour ne pas être pénalisant, le travail doit rester à petite dose et compatible avec le suivi des cours, explique Yannick L’Horty, professeur d’économie à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée (UPEM) et spécialiste de l’insertion professionnelle.

« Pour schématiser, un bon emploi étudiant a les caractéristiques contraires d’un bon emploi non étudiant : il doit offrir peu d’heures de travail, être occasionnel, flexible et temporaire, explique M. L’Horty. Les moins présents aux cours magistraux sont ceux qui décrochent », prévient-il. Philippine Ader, ex-conseillère de vente dans une chaîne de magasins et étudi...

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