Un effort de 1,6 milliard d'économies va être demandé à l'État

le
11
UN EFFORT DE 1,6 MILLIARD D'ÉCONOMIES DEMANDÉ À L'ÉTAT FRANÇAIS
UN EFFORT DE 1,6 MILLIARD D'ÉCONOMIES DEMANDÉ À L'ÉTAT FRANÇAIS

PARIS (Reuters) - Un effort de 1,6 milliard d'euros pour l'Etat, de 500 millions pour ses opérateurs et de 1,9 milliard sur la sphère sociale sera proposé dans les lois de finances de juin, a-t-on appris lundi de source gouvernementale.

Le projet de loi de finances rectificative doit être présenté le 11 juin en conseil des ministres, le même jour à la commission des Finances de l'Assemblée nationale et examiné par les députés dans la semaine du 23 juin, a-t-on appris de source parlementaire.

Ces quatre milliards d'euros d'économies doivent permettre à la France de réduire son déficit public à 3,8% du PIB fin 2014 pour revenir à la limite européenne de 3% fin 2015 comme elle s'est engagée à le faire dans son programme de stabilité d'avril.

Pour l'Etat, elles viendront d'annulations de crédits, la réserve de précaution pour 2014 étant de sept milliards d'euros.

L'effort pour les comptes sociaux proviendra des dépenses d'assurance maladie qui s'annoncent inférieures aux prévisions, d'économies liées à la nouvelle convention d'assurance chômage et de l'impact cette année du gel de prestations sociales annoncé par le Premier ministre, Manuel Valls.

Le "coût" de la baisse d'impôts prévue pour les contribuables dont les revenus n'ont pas augmenté dépendra quant à lui du dispositif retenu et pourrait donc excéder les 500 millions d'euros annoncés dans un premier temps, a ajouté la source.

Manuel Valls a annoncé dimanche qu'"il y a à peu près 650.000 ménages qui sont rentrés de nouveau dans l'impôt et qui doivent en sortir". "Cette mesure doit concerner ceux qui gagnent, pour un célibataire, autour de 15.000 euros par an", a ajouté le Premier ministre, évoquant le chiffre de 1,2-1,3 smic.

Cette baisse d'impôt devrait être financée sans économies supplémentaires, grâce à des recettes fiscales dynamiques depuis le début de l'année.

En plus du projet de loi de finances rectificative, un projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale sera présenté en juin.

Sur 2015-2017, l'exécutif prévoit de réaliser 50 milliards d'euros d'économies par rapport à une croissance tendancielle des dépenses qu'il définit lui-même, ce qui signifie que ces dépenses augmenteront mais à un rythme bien moins rapide.

(Jean-Baptiste Vey, avec Emile Picy, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M9244933 le lundi 12 mai 2014 à 18:53

    Formidable! 1,6 Mds€ représente ... 2% du déficit annuel de l'état, et 0,5 % de ses dépenses. C'est sûr qu'avec des efforts aussi surhumains tous les problèmes seront résolus en un temps éclair. J'aurais honte de proposer des mesures pareilles dans notre situation financière catastrophique actuelle.

  • M3182284 le lundi 12 mai 2014 à 17:56

    où l'on se rend compte que des milliers de fonctionnaires territoriaux ne servent à rien, chômage clientéliste déguisé. Gaston Deferre tu as été une erreur de la nature avec ta loi de décentralisation: tu as légalisé le racket des Français pour le confort des petits potentats de ton acabit

  • paspad le lundi 12 mai 2014 à 17:26

    " ce qui signifie que ces dépenses augmenteront mais à un rythme bien moins rapide. " ......... ce qui veut dire que pour faire des économies, il va falloir augmenter les prélèvements ........ rien de nouveau

  • mlaure13 le lundi 12 mai 2014 à 17:17

    3-Mazarin : Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres ni riches…Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres ! C'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser; c'est un réservoir inépuisable...Extrait du "Diable Rouge"......Étonnant comme l'histoire peut se répéter ???...

  • mlaure13 le lundi 12 mai 2014 à 17:16

    2-Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ? Mazarin : On en crée d'autres. Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà. Mazarin : Oui, c'est impossible. Colbert : Alors, les riches ? Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres! Colbert : Alors, comment fait-on ?

  • mlaure13 le lundi 12 mai 2014 à 17:15

    Conversation entre Colbert et Mazarin…il y a quatre cents ans …Colbert : Pour trouver de l'argent, tripoter ne suffit plus! J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou…Mazarin: Quand on est un simple mortel et qu'on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l'État, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'État en prison. Alors, il creuse la dette ! Tous les États font ça.

  • a.lauver le lundi 12 mai 2014 à 16:58

    "Pour l'Etat, elles viendront d'annulations de crédits" d'investissement j'iamgine mais la dépense courante de focntionnement elle personne ne s'en préoccupe...

  • mfouche2 le lundi 12 mai 2014 à 16:51

    toujours dans l épicerie nos gouvernants , pour le même résultat , la France à la ramasse !

  • 11246605 le lundi 12 mai 2014 à 14:56

    Ou aller jeter un coup d'oeil sur le site http://www.nouscitoyens.fr/

  • ostrevan le lundi 12 mai 2014 à 14:41

    nous pouvons pour cela (M8252219) organiser le nouveau genre de référendum (plébiscite) que nous offre la nouvelle loi !!!

Partenaires Taux