Un échange de prisonniers à l'origine de l'apaisement entre les Etats-Unis et Cuba

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Un échange de prisonniers à l'origine de l'apaisement entre les Etats-Unis et Cuba
Un échange de prisonniers à l'origine de l'apaisement entre les Etats-Unis et Cuba

Cuba et les Etats-Unis ont décidé de rétablir leurs relations diplomatiques. Le dirigeant cubain Raul Castro et le président américain Barack Obama l'ont annoncé ce mercredi, après avoir échangé au téléphone. Cette normalisation des liens entre le régime communiste et la Maison Blanche trouve son origine dans un échange de prisonniers.

Alan Gross, un citoyen américain emprisonné à Cuba depuis 5 ans, a été libéré «pour des raisons humanitaires» par La Havane, a expliqué Obama. Cet homme âgé de 65 ans avait été condamné en 2011 à 15 ans de prison pour avoir introduit du matériel de transmission satellitaire interdit dans l'île. Il était un ancien contractuel de l'agence fédérale américaine pour le développement international (USAID), une branche du département d'Etat.

«Alan est un spécialiste du développement international et des communautés hautement respecté qui a sillonné le monde pendant plus de 25 ans, aidant les gens dans plus de 50 pays et territoires du Proche-Orient, d'Europe, d'Afrique et d'ailleurs», peut-on lire sur le site «Bring Alan home», la campagne appelant à sa libération.

La santé d'un détenu américain suscitait l'inquiétude

Il s'était rendu à Cuba avec un visa touristique à quatre reprises, transportant lors de son quatrième voyage notamment des baladeurs numériques, des smartphones, des ordinateurs portables, des téléphones satellitaires. Certains autorisés à Cuba, d'autres non. Lors de son cinquième voyage en 2009, il aurait été en possession d'une puce électronique empêchant la localisation d'appels passés avec un téléphone satellitaire.

A l'occasion du récent cinquième anniversaire de sa détention, son épouse Judy s'était inquiétée pour la santé de son mari. «Je crains que nous soyons à la fin. (...) Il est temps que le président Barack Obama ramène Alan aux Etats-Unis maintenant, sinon il sera trop tard». Le sénateur de l'Arizona Jeff Flake ...

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