Un dramatique Valence relance Séville

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Réduits à dix, puis à neuf, les Chés ont délivré une horrible partition au Sanchez-Pizjuan. Logiquement punis par une défaite (1-0), ils s'enfoncent encore un peu plus dans la crise et poussent Nuno au bord du précipice. Après des débuts difficiles, la mayonnaise sévillane semble, elle, enfin prendre.

Séville FC 1–0 Valence CF

But : Escudero (50e) pour Séville

À Mestalla, il se conte que les jours de Nuno sont comptés. Au Sanchez-Pizjuan les choix de l'entraineur portugais de Valence n'ont fait que confirmer ces bruits de couloir et conforter ses détracteurs de plus en plus nombreux. Puni par sa frilosité, son onze Ché a, une énième fois, délivré une partition proche du pathétique, symbolisée par un écart minime au tableau d'affichage. L'amoncellement de milieux de terrain aux profils pas loin d'être similaires - Parejo, Danilo, Javi Fuego et Enzo Pérez - n'a jamais permis aux esseulés Santi Mina et Alcacer d'être soutenus. Un manque de liant entre toutes les lignes, accouplé à deux expulsions, qui contraste avec la solidité collective des Sévillans. Tancés pour leur début de saison irrégulier, les hommes d'Unai Emery prennent enfin des airs de bloc compact et soudé. Sans génie, ils repartent avec les trois points de ce duel entre les deux outsiders annoncés de cette Liga. Un succès qui ravit les têtes, secouées par une élimination précoce en Ligue des Champions, et les comptes. Désormais dixième, le FC Séville ne pointe plus qu'à une unité de sa victime du soir et à trois des strapontins européens.

Agressivité sévillane et fébrilité valenciane


Plus que deux bêtes blessées, Sevillistas et Chés s'avèrent surtout de fervents ennemis. Une rivalité historique qui, en ces temps de turbulences, décuple la pression autour des acteurs de la rencontre. Le onze local, bien qu'emmené par un Banega en délicatesse dans sa distribution, met l'agressivité suffisante pour acculer des Valencians perdus par l'amont de milieux de terrains axiaux dans leur composition. Dans leur tentative de réponse, les coéquipiers de Parejo confondent même impact physique et intervention violente, si bien qu'après vingt minutes, trois des quatre défenseurs récoltent leur carton jaune. Pis, à dix tours de cadran du terme, le jeune Cancelo découpe Konoplyanka et reçoit un second avertissement, synonyme de longue galère pour ses dix coéquipiers. Séville, pour sa part, peine à ajouter une touche technique décisive à ses assauts répétés. La performance de Llorente, préféré à…




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