Un djihadiste voulait cibler les sportifs français à Rio

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 (Actualisé avec Michel Temer, presse brésilienne) 
    PARIS, 13 juillet (Reuters) - Un djihadiste brésilien 
projetait un attentat contre la délégation française aux Jeux 
olympiques de Rio, a déclaré à des parlementaires le responsable 
d'un des services de renseignement français. 
    Le patron de la direction du renseignement militaire (DRM) a 
été auditionné à huis clos le 26 mai par les députés, mais le 
compte rendu a été publié mardi sur le site de l'Assemblée, 
précise Libération, qui a révélé l'information.  
    Le général Christophe Gomart a évoqué ce projet d'attentat 
devant la commission d'enquête parlementaire sur les attentats 
de 2015 en France alors qu'il donnait des exemples concrets de 
la participation de son service à la lutte contre le terrorisme. 
    Il cite le signalement de Français radicalisés susceptibles 
de rejoindre le territoire national, notamment de sept Français 
de retour du Yémen en transit à Djibouti, ou d'un "certain 
individu repéré en Libye et répertorié comme combattant 
étranger" qui s'apprêtait à entrer sur le territoire français.  
   "Je fournis par ailleurs des renseignements relatifs à des 
menaces ou projets d'actions terroristes concernant le 
territoire national. En 2016, près de quatre actions de ce type 
ont fait l'objet d'un traitement interservices suite aux 
renseignements DRM", ajoute-t-il. 
    C'est la relance, par le président de la commission 
d'enquête, le député Les Républicains Georges Fenech, d'une 
phrase qui semble absente du texte publié, qui révèle la menace 
sur les sportifs français. 
    "Je n'avais pas entendu parler de ce ressortissant brésilien 
qui s'apprêtait à commettre des attentats contre la délégation 
française aux Jeux olympiques", dit en effet Georges Fenech. 
    "Comment pouvez-vous le savoir ?", ajoute le député. "Par 
nos partenaires", répond Christophe Gomart. 
    Selon Libération, cette partie n'aurait pas dû figurer dans 
le compte rendu public car le général avait pris soin d'expurger 
la retranscription qui lui avait été soumise par les députés. 
    Selon la presse brésilienne, les services de renseignement 
du pays craignent moins l'action de groupes islamiques organisés 
que de "loups solitaires" fortement armés et inspirés par l'Etat 
islamique (EI). 
    Le magazine Veja cite le cas d'un ancien proche d'Al Qaïda 
de nationalité syrienne qui a quitté l'Uruguay où il avait été 
accueilli après avoir été détenu à Guantanamo, avec l'intention 
de se rendre illégalement au Brésil.   
    Un bulletin d'alerte demande aux compagnies aériennes de 
prévenir immédiatement la police fédérale si l'homme était 
repéré sur le territoire brésilien, précise-t-il.   
    Pour assurer la sécurité des JO, qui se déroulent du 5 au 21 
août, le Brésil a notamment prévu de mettre en place un "centre 
antiterroriste" comprenant des experts américains, britanniques, 
espagnols et français, ajoute le quotidien.  
    Dans une tribune publiée par Le Monde, le président du 
Brésil en exercice, Michel Temer, assure que le pays a préparé 
"un programme de sécurité solide qui mobilise 85.000 
professionnels" des différentes forces des gouvernements 
fédéraux et municipaux de l'Etat de Rio. 
    "Et ce de manière à garantir que la fête du sport se déroule 
dans un climat de tranquillité et de paix total", dit-il.  
 
 (Gérard Bon, édité par Sophie Louet) 
 
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