Un dissident libyen raconte sa vie d'opposant

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De tous ceux rencontrés à Tripoli, ce membre actif du Front national du salut de la Libye, un des nombreux groupes d'opposition, est le seul à avoir accepté de parler à visage découvert.

De notre envoyée spéciale à Tripoli.

Dans sa tête, c'est toujours la même image qui repasse en boucle. Comme un film d'horreur qui se rembobine automatiquement. Deux corps inanimés d'opposants, le visage masqué par un bandeau noir, pendus sur la place publique de Benghazi, sur ordre de Mouammar Kadhafi. C'était il y a quarante ans. Le «Guide» venait d'arriver au pouvoir, après un coup d'État contre le roi Idris. À l'époque, Anwar Magariaf n'avait, lui, que 10 ans. Mais cette scène, il ne parvient pas à l'effacer de sa mémoire. «Dès le départ, Kadhafi nous a forcés à le détester!» s'emporte-t-il, en tirant nerveusement sur sa cigarette.

De tous les dissidents rencontrés à Tripoli, ce membre actif du Front national du salut de la Libye, un des nombreux groupes d'opposition au pouvoir qui tentent progressivement de se réorganiser, est le seul à avoir accepté de parler à visage découvert. «Au nom de la liberté!» insiste-t-il, convaincu qu'il n'a plus ri

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