Un dirigeant houthi demande à l'Iran de ne pas se mêler du Yémen

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    LE CAIRE/DUBAI, 9 mars (Reuters) - Un haut responsable des 
rebelles houthis a recommandé mercredi aux autorités iraniennes 
de rester en dehors du conflit yéménite, au lendemain de 
déclarations d'un général iranien laissant entendre que Téhéran 
pourrait envoyer au Yémen des conseillers militaires pour 
épauler les combattants de ce mouvement chiite. 
    Les Houthis considèrent généralement l'Iran chiite comme une 
puissance amie dans leur guerre contre la coalition arabe 
sunnite, sous conduite saoudienne, qui cherche à rétablir au 
pouvoir le président Abd-Rabbou Mansour Hadi. 
    "Les responsables de la République islamique d'Iran doivent 
garder le silence et éviter d'exploiter le dossier yéménite", a 
dit Youssef al Fechi, membre du Comité révolutionnaire des 
Houthis, dans un message posté sur Facebook. 
    Il s'agit de la première réaction publique d'un haut 
responsable du mouvement houthi, qui plus est très proche du 
numéro un du mouvement, Abdel-Malek al Houthi, après les propos 
tenus mardi par le général iranien Masoud Jazayeri. 
    Ce dernier, qui a rang de chef d'état-major adjoint des 
forces armées de Téhéran, a laissé entendre dans une interview à 
l'agence de presse iranienne Tasnim que l'Iran pourrait soutenir 
les Houthis de la même façon qu'il épaule actuellement les 
forces du régime syrien. 
    La réaction de Fechi coïncide à une visite en Arabie 
saoudite d'une délégation du mouvement houthi, signe 
vraisemblable d'efforts en cours pour mettre un terme à un 
conflit qui, depuis un an, a fait dans les 6.000 morts. 
    L'Arabie saoudite a déclaré mercredi avoir échangé sept 
prisonniers yéménite contre un officier saoudien détenu par les 
Houthis et a confirmé que le calme régnait à la frontière 
saoudo-yéménite. 
    Le chef de la diplomatie saoudienne, Adel al Djoubeïr, a 
déclaré pour sa part que Ryad était déterminé à parvenir à une 
solution politique au conflit yéménite, dans le cadre d'efforts 
de paix soutenus par l'Onu, et estimé que la demande adressée à 
l'Iran par Fechi pour qu'il se tienne en dehors du conflit était 
un pas dans la bonne direction. 
 
 (Mohamed Ghobari; Eric Faye pour le service français) 
 
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