Un dirigeant du parti au pouvoir au Burundi tué dans une attaque

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NAIROBI, 5 août (Reuters) - Un cadre local du parti au pouvoir au Burundi a été tué mercredi, a-t-on appris auprès de responsables politiques, devenant la dernière victime en date de la crise politique dans le pays, secoué depuis plusieurs jours par des attaques du même genre. Côme Harerimana, président de la branche du CNDD-FDD dans la région de Kanyosha, se rendait à son bureau à moto lorsqu'une foule hostile a jeté des pierres dans sa direction, dit-on de même source. Les assaillants l'ont ensuite fait descendre de son véhicule et l'ont abattu, dit-on encore. Dimanche, le responsable de la sécurité du président Pierre Nkurunziza a été tué dans une embuscade tendue par des hommes armés et, lundi, un militant des droits de l'homme a été blessé par des tirs non loin de son domicile. ID:nL5N10D0T4 Dans une allocution prononcée à la suite de l'assassinat du responsable de sa sécurité, le général Adolphe Nshimirimana, le président a appelé au calme et affirmé que les Burundais ne devaient pas "tomber dans le piège de la vengeance". Le Burundi traverse une grave crise depuis que Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, a annoncé en avril sa candidature à un troisième mandat, qu'il a obtenu lors d'un scrutin controversé organisé le 21 juillet dernier. Durant les semaines de contestation qui ont ébranlé le pays, plusieurs dizaines de manifestants ont été tués et une tentative de coup d'Etat, au mois de mai, a été mise en échec. (Simon Carraud pour le service français, édité par Marc Angrand)

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