Un dimanche à l'OS Tricot...

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Aujourd'hui, c'est la journée mondiale du tricot. Alors, dimanche dernier, on est allé dans un petit village picard, entre Compiègne et Amiens. Pourquoi ? Pour voir du foot champêtre, à la rencontre de l'OS Tricot.

L'usine à l'entrée du village apparaît désaffectée. Le bar-tabac a fermé ses volets. Personne à signaler dans la rue principale. Tricot offre l'image parfaite du dimanche paisible. Pourtant, à force de suivre les panneaux "Stade municipal", des bruits de moteurs se font entendre, des gamins aussi et l'on aperçoit, peu à peu, des types remonter la pente menant à la grille d'entrée. Flanquée derrière le comptoir du club-house, Aline a la banane. Aujourd'hui, le Tricot Omni-Sport, club établi au cœur de l'Oise, en Picardie et dont le meilleur résultat national s'apparente à une finale de Coupe Chivot en 2010, joue sa montée en deuxième division départementale. "Le foot à Tricot, c'est le rendez-vous du village le dimanche. C'est l'endroit où on retrouve les copains, notre seconde famille. Regardez, moi, je suis là depuis que j'ai cinq ans" affiche avec le sourire Ludovic, aux côtés de sa femme. L'homme a tout connu : gardien de l'équipe première, trésorier, vice-président et aujourd'hui président-entraîneur adjoint. Une double casquette au-dessus d'un physique de déménageur qui lui a permis de remporter un jour, un autre honneur : celui du vainqueur - à quatre reprises - de la " choule ", une tradition ancestrale qui a tout du pujilat, digne mère du rugby actuel. Ludovic expose : "C'est LE rendez-vous de l'année. Chaque lundi de Pâques, mariés et célibataires du village s'affrontent dans un match où le principe est de faire passer une poire en cuir, semblable au ballon ovale, entre deux cheminées du village". Une autre culture.

Jacquot et silos à grains


Accoudés au comptoir d'Aline, les bénévoles dissertent autour d'un match qui sent la poudre : l'OS Tricot reçoit aujourd'hui l'AFC Crisolles. Une victoire et les Tricotois obtiendront leur deuxième montée en deux ans. "Ça serait le paradis, ch'ti gars." Le sage qui parle, c'est Jacques Honoré, 82 printemps, présent au club depuis sa création ou presque, en 1946. Ici, l'ancien libéro est devenu " Jacquot ". "Un joueur viril, mais correct", selon les dires de ses compères. Il se rappelle qu'à l'époque, c'était autre chose, "on rentrait à 7h du matin après certains matchs et on allait directement au travail. Maintenant, je me tasse, mais je reste ici." Son œil rieur évoque pour tous une figure paternelle. Jacques veille, s'assure que…


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