Un des hommes les plus recherchés de Tunisie tué en Libye

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(actualisé avec la mort de Rouissi) TUNIS, 17 mars (Reuters) - L'un des hommes les plus recherchés de Tunisie, qui commandait en Libye une unité de djihadistes du groupe Etat islamique (EI), a été tué au cours de combats contre les forces libyennes près de la ville de Syrte, a-t-on appris mardi de source proche des services de sécurité tunisiens. La mort du Tunisien Ahmed Rouissi confirme l'importance grandissante que jouent les djihadistes étrangers dans le conflit libyen, où deux gouvernement rivaux et leurs forces armées s'affrontent depuis des mois. Rouissi était un haut responsable de l'organisation extrémiste tunisienne Ansar al Charia, considérée comme terroriste par les Etats-Unis. "Selon les informations dont nous disposons, nous pouvons dire que Rouissi a été tué au cours des derniers combats en date à Syrte", a-t-on dit de même source. Selon les autorités tunisiennes, Rouissi était le cerveau des attentats qui ont coûté la vie à deux responsables de l'opposition tunisienne en 2013, Mohammed Brahmi et Chokri Belaïd. La Tunisie a annoncé d'autre part mardi avoir démantelé quatre cellules de recrutement de djihadistes pour la Libye et arrêté une trentaine de personnes dans le cadre du renforcement des contrôles à ses frontières. Les Tunisiens, qui partaient jusqu'ici en nombre pour combattre en Irak et en Syrie, se rendent désormais également en Libye voisine où l'Etat islamique a récemment étendu son influence, profitant du chaos provoqué par la rivalité entre les deux gouvernements qui se disputent le pouvoir. "Les responsables de la sécurité et de l'armée ont arrêté dix terroristes qui tentaient de s'introduire en Libye pour y rejoindre les groupes armés", a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Le démantèlement des quatre filières de recrutement vers la Libye a également permis 22 arrestations supplémentaires, précise le communiqué. Ces filières étaient coordonnées par des djihadistes tunisiens actifs en Libye qui gèrent les camps d'entraînement dans la zone frontalière avec d'autres djihadistes étrangers. La Tunisie a renforcé sa présence militaire à la frontière libyenne pour faire cesser les infiltrations de djihadistes en Tunisie et en Libye, a déclaré lundi soir le Premier ministre Habib Essid. Depuis sa prise de fonction début février, 400 djihadistes ont été arrêtés, a-t-il précisé Jeudi dernier, l'armée tunisienne a mis la main sur deux importantes caches d'armes près de la frontière avec la Libye. (Tarek Amara; Danielle Rouquié et Eric Faye pour le service français)

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