Un député UMP propose aux enfants de couples gays de révoquer leur filiation

le
6
Un député UMP propose aux enfants de couples gays de révoquer leur filiation
Un député UMP propose aux enfants de couples gays de révoquer leur filiation

Il reconnaît un «mot maladroit» mais maintient son idée. Le député UMP du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle a déposé vendredi dernier une proposition de loi à l'Assemblée nationale, inspirée des propos de Nicolas Sarkozy devant les membres de Sens commun, lorsque l'ancien chef de l'Etat a concédé à ces tenants de la Manif pour tous la possibilité d'abroger la loi Taubira sur le mariage des couples homosexuels.

Fasquelle propose qu'«à 18 ans, les enfants prisonniers d'une filiation avec des couples homosexuels devraient pouvoir confirmer l'adoption ou la remettre en cause afin de rétablir une filiation avec leur(s) parent(s) biologique(s)», a-t-il expliqué au quotidien gratuit Métronews. Le mot comme l'idée de «prisonnier» ont fait bondir. L'Association des familles homoparentales (ADFH) dénonce «une posture insultante et extrêmement grave». «Ce vocabulaire guerrier puisé dans l'univers du banditisme est une surenchère homophobe inacceptable», poursuit l'ADFH.

«Je voulais dire que l'adoption plénière en général rend prisonnier d'une filiation, mais je comprends que le mot fasse réagir. Je le retire», soutient le maire du Touquet au Lab d'Europe 1, sans modifier la substance de son texte : qu'un enfant qui connaît l'identité de ses parents biologiques -comprendre la femme qui l'a portée pour un couple de messieurs ou le donneur de sperme pour un couple de femmes - puisse rétablir ce lien en dépit d'une adoption plénière par ses parents homosexuels.

Ce droit de révocation existe aujourd'hui dans les cas d'adoption simple pour des «motifs graves», précise la loi, et sur décision de justice. 

La proposition du député, professeur de droit au centre universitaire de Boulogne-sur-Mer et rédacteur pour des revues juridiques, selon sa déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, abandonne cette condition de gravité au profit d'un simple choix. Daniel Fasquelle, en outre, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • dotcom1 le jeudi 11 déc 2014 à 10:43

    Sachant qu'il y a 7000 mariages homo et que le taux de divorce est de 50%, en cas d'abrogation il y aura moins de 80 couples mariés homo dans 8 ans et plus aucun d'ici 15 ans.

  • M2941863 le lundi 24 nov 2014 à 11:58

    Et la mobilisation, pour que cesse l'envolée des impots, c'est pour quand ...!?

  • LeRaleur le lundi 24 nov 2014 à 11:03

    Le retour sur ses racines est dans les gènes de tout un chacun, un jour ou l'autre. En tout cas pour connaître l'histoire de leur vie.

  • pichou59 le lundi 24 nov 2014 à 10:58

    le droit des enfants est souvent oublié ; sage proposition.

  • m.bouil4 le lundi 24 nov 2014 à 10:32

    Il y aura forcément des demandes de ce type. Autant que ces cas soient prévus par la loi.

  • M4590873 le lundi 24 nov 2014 à 10:20

    Enfin une sage proposition constructive.