Un député défend la suppression des régimes de retraite des parlementaires

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Un député défend la suppression des régimes de retraite des parlementaires
Un député défend la suppression des régimes de retraite des parlementaires

C'est ce qui s'appelle s'attaquer à un serpent de mer. Alain Chrétien, le député-maire LR de Vesoul (Haute-Saône), soutien de Bruno Le Maire dans la primaire de la droite, défend, dans un rapport présenté vendredi, la suppression des régimes de retraite des parlementaires, régulièrement sur la sellette.

 

«A l'heure où des mesures d'égalité profonde sont à mettre en place, il semble incompréhensible que ceux qui les réclament, au nom du bien de tous, ne se les appliquent pas à eux-mêmes», écrit M. Chrétien dans son rapport spécial sur les régimes sociaux et de retraite, annexé au projet de loi de finances pour 2017 et devant être examiné vendredi en commission.

 

Un régime «largement déficitaire»

 

En 2015, le régime des députés, réformé en 2010, s'est élevé à 63 millions d'euros et a permis de distribuer une pension moyenne de 2.700 euros nets à 1.121 anciens élus et 714 ayants-droit. Ce régime «largement déficitaire», 40 millions provenant d'une subvention prélevée sur le budget de l'Assemblée, offre «un taux de couverture similaire aux régimes spéciaux de la RATP ou de la SNCF (60%)», dont M. Chrétien souhaite également leur suppression.

 

Alors que «de nombreuses voix s'élèvent, à droite comme à gauche, pour proposer une réduction du nombre de parlementaires», une telle évolution aggraverait «le déséquilibre du régime», plaide ce membre de la commission des Finances, qui souhaite le rattachement des députés et sénateurs (bénéficiant d'un régime proche) au régime général ou à une caisse des agents de l'État.

 

Dans son programme, Bruno Le Maire prône la disparition de «l'ensemble des régimes spéciaux de retraite». «Comment peut-on être crédible lorsqu'une réforme des retraites s'applique à l'ensemble des Français à l'exception des parlementaires qui demeurent hors du champ d'application de la loi ? Ainsi, avant de demander aux Français ...

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  • danielk6 il y a un mois

    et 1157€ pour un couple d'immigrés n'ayant jamais cotisés (ceux de l'autre coté de Marseille)

  • aerosp il y a un mois

    C'est 800 euros pour certains sans dent qui ont travaillé toute leur vie