Un député breton raconte la crise bretonne

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Le député PS du Finistère Richard Ferrand manifestant aux côtés des salariés de Doux, en juin 2012.
Le député PS du Finistère Richard Ferrand manifestant aux côtés des salariés de Doux, en juin 2012.

Dépôt de bilan du volailler Doux, suppressions de poste aux abattoirs Gad et chez le volailler Tilly-Sabco, et écotaxe ont mis le feu aux poudres, poussant les Bretons dans la rue. Richard Ferrand, député PS du Finistère, nous explique les origines du malaise, selon lui.

Le Point.fr : Pourquoi le pouvoir n'a-t-il rien vu venir de la crise en Bretagne ?Richard Ferrand : Ce que j'ai vu, c'est la concentration de plans sociaux dans le temps et dans un espace réduit quasiment au périmètre du Finistère, dans le secteur de l'agroalimentaire, mais pas seulement. C'est ce qui a donné le sentiment aux gens que la Bretagne, qui, jusqu'ici, s'en tirait un peu mieux que le reste du pays en matière de chômage, était en train de s'effondrer d'un seul coup. Le pacte d'avenir doit nous permettre d'en sortir avec 15 millions d'euros immédiatement pour les entreprises en difficulté ; 100 millions d'euros pour l'achèvement de la mise à deux voies de la RN 164, dite la route de l'agroalimentaire, d'ici à 2020 ; 65 millions d'euros pour le haut débit numérique en Bretagne ; et Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture, vient d'annoncer que la part de la Bretagne dans la future Pac passera de 175 à 368 millions d'euros sur sept ans (pour l'économie bretonne en général, la BPI apportera 450 millions, et l'État 555 millions, NDLR).

Quand cela a-t-il commencé ?Le coup de tonnerre survient le 1er juin 2012 lorsque le groupe Doux...

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  • frk987 le samedi 9 nov 2013 à 10:08

    Un député PS, tu fermes ta gu.eule et tu assumes ou bien tu démissionnes !!!!