Un dentiste sur trois dit non aux séropositifs

le
1
Un dentiste sur trois dit non aux séropositifs
Un dentiste sur trois dit non aux séropositifs

SOS Racisme avait popularisé la pratique en faisant ses testing à l'entrée des boîtes de nuit pour apporter la preuve d'une discrimination raciale. C'était à la fin des années 1990. L'association de lutte contre le sida Aides la remet au goût du jour pour évaluer l'attitude des médecins à l'égard de personnes porteuses du virus du sida (VIH). Celles de dentistes et de gynécologues en particulier. Les militants de l'association ont ainsi téléphoné à ces praticiens -- 440 dentistes et 116 gynécologues -- pour prendre rendez-vous, en précisant qu'ils étaient séropositifs.

Le motif de consultation : détartrage ou frottis. Les échanges ont tous été enregistrés. Silence gêné parfois suivi d'un refus franc : ces réactions de l'autre côté de la ligne sont loin d'être exceptionnelles. Car 3,6 % des dentistes ont purement et simplement refusé de recevoir le patient à cause du VIH et pour 30 % d'autres appelés les raisons pour éloigner le demandeur de leur cabinet ne manquent pas. Et le professionnel de santé de s'enquérir de la solvabilité financière du patient, de ne proposer que des horaires contraignants, d'annoncer des dépassements d'honoraires pour finir en orientant son interlocuteur vers un service hospitalier ou un confrère, prétextant un manque de connaissance de la pathologie ou un matériel inadapté.

« Vous m'auriez dit ça il y a vingt ans... mais aujourd'hui...»

Les gynécologues s'en sortent mieux. Parmi eux, l'association a comptabilisé 2 refus de soins directement liés au VIH (soit 1,7 %). Quant aux refus déguisés, le taux monte à 4,3 %. « Nous avons choisi de cibler ces spécialistes, car les remontées de discrimination et de petites humiliations venaient de là », précise Bruno Spire, président d'Aides. Chaque médecin a été appelé deux fois : une première sans que le patient précise sa séropositivité, la seconde en faisait état. Lors de la prise de rendez-vous, les militants ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • frk987 le jeudi 4 juin 2015 à 09:25

    Si vous étiez dentiste, quel serait votre attitude ????? Dans une structure hospitalière adaptée, certainement , mais dans un cabinet de ville, je ne vois vraiment pas l'intérêt de contaminer ET le dentiste ET les patients suivants.....Voyez le mien de dentiste, s'habille en martien car je suis porteur d'anticorps d'hépatite C remontant à...60 ans et spontanément guérie, et je lui dis vous avez raison !!!!!