Un demi-tweet pour s'opposer à Jacques Bompard

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Jacques Bompard , maire (Ligue du Sud) d'Orange
Jacques Bompard , maire (Ligue du Sud) d'Orange

« Je ne suis pas d'accord avec la décision du maire d'Orange Jacques Bompard. » Cette phrase est trop longue. Elle comporte deux signes de trop. Jacques Bompard, maire d'Orange, avait édicté une règle stricte, et fort peu généreuse : un élu ne disposait que de 71 signes pour s'exprimer dans le journal municipal, soit la moitié d'un tweet. Son propre groupe (Ligue du Sud, extrême droite) pouvait sans doute y trouver son compte, en synthétisant sa pensée : il avait droit, au trébuchet de cette règle, à 2 072 signes grâce à ses vingt-neuf élus. Mais l'opposition devait faire preuve d'une grande qualité de concision : 214 caractères (blancs compris !) pour les trois élus divers gauche, 142 pour les deux conseillers Les Républicains et 71 pour la seule représentante Front de gauche...

Égalité parfaite

Jacques Bompard se défend en expliquant que cette règle garantissait l'égalité parfaite entre chaque membre d'opposition. Sans doute. La justice ne l'a pas entendu de cette oreille. Le tribunal administratif de Nîmes l'a sommé de modifier le règlement « définissant l'espace réservé à l'expression des élus d'opposition sur le bulletin municipal ». Ces conditions empêchent en effet, s'émeut le tribunal, « l'expression des élus minoritaires ». Jacques Bompard n'a pas contesté cette sentence de bon sens. Il a même dit être « tout à fait d'accord pour réévaluer ça ». Peut-être peut-il d'ores et déjà...

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