Un demi-million de Syriens peut-être relocalisés dans l'UE-Orban

le
0
    BUDAPEST, 2 décembre (Reuters) - Un accord "semi-secret" 
prévoyant de relocaliser au sein de l'Union européenne de 
400.000 à 500.000 réfugiés syriens en provenance de Turquie 
pourrait être annoncé cette semaine, a déclaré mercredi le 
Premier ministre hongrois Viktor Orban. 
    S'exprimant à Budapest devant des dirigeants hongrois, Orban 
a dit s'attendre à subir d'intenses pressions pour qu'il accepte 
que la Hongrie accueille un certain nombre de ces migrants, même 
si elle ne pourra pas le faire. 
    Cet accord, a-t-il ajouté, a déjà été évoqué lors du sommet 
de La Valette, à Malte, les 11 et 12 novembre, avant d'être 
abandonné. Il ne fait pas partie du texte élaboré le week-end 
dernier à Bruxelles et qui prévoit que l'Union aide 
financièrement la Turquie en contrepartie de l'accueil de 
réfugiés sur son sol. (voir  ID:nL8N13O0R4 ) 
    "La question (de la relocalisation) va devenir une patate 
chaude dans les temps qui viennent, parce que même si elle 
pourrait rester semi-secrète (...) quelqu'un, quelque part - je 
pense à Berlin cette semaine - va annoncer que 400.000 à 500.000 
réfugiés pourraient être directement acheminés de Turquie vers 
l'UE", a déclaré Viktor Orban. 
    "Cette bien mauvaise surprise attend encore les Européens." 
    Il a laissé entendre que cet accord avait été orchestré par 
l'Allemagne et qu'il pourrait être au centre du discours 
politique en Europe au cours des prochains jours et prochaines 
semaines. 
    "La pression sera intense sur nous et sur les autres pays 
groupe de Visegrád (Pologne, Slovaquie et République tchèque), 
a-t-il dit. 
    "Ils vont insinuer qu'une fois que l'accord aura été accepté 
par certains pays - et pour éviter toute complication 
diplomatique, je ne vous dirai pas dans quel pays Berlin se 
trouve -, nous devrons non seulement faire venir ces personnes 
en Europe, mais en plus, obligatoirement nous les répartir". 
    "Ce ne sera pas chose facile parce qu'évidemment, nous ne 
pouvons pas accepter que cela se passe ainsi." 
 
 (Marton Dunai,; Nicolas Delame pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant