Un déficit budgétaire de 94,1 milliards d'euros à la fin août

le
2
LE DÉFICIT BUDGÉTAIRE EN HAUSSE
LE DÉFICIT BUDGÉTAIRE EN HAUSSE

PARIS (Reuters) - Le déficit du budget de l'Etat français à la fin août s'élevait à 94,1 milliards d'euros, soit plus que l'an dernier à la même époque (93,6 milliards), selon les données publiées mardi par le ministère du Budget.

Selon le ministère, cette hausse du déficit s'explique en particulier par les dépenses liées au programme d'investissements d'avenir, tandis que les recettes baissent en raison notamment de l'entrée en vigueur du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE).

En excluant les dépenses exceptionnelles, le déficit s'est réduit de 2,3 milliards d'euros par rapport à l'an dernier, précise Bercy.

Dans son projet de budget de l'Etat pour 2015 présenté mercredi dernier, le gouvernement prévoit que le déficit de l'Etat atteindra 87 milliards d'euros cette année et 75,7 milliards l'an prochain.

Le déficit public, qui comprend en outre les comptes sociaux et ceux des collectivités locales, se réduirait à peine pour atteindre 4,3% du PIB l'an prochain, après 4,4% prévu cette année (au lieu de 3,8% prévu auparavant).

Au 31 août, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) atteignent 253,9 milliards d'euros contre 257,5 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 3,6 milliards.

Sans les dépenses exceptionnelles (investissements d'avenir, dotation au Mécanisme européen de stabilité et à la Banque européenne d'investissement), les dépenses baissent de 6,4 milliards d'euros par rapport à l'an dernier.

Le ministère souligne dans son communiqué que "ce montant est cohérent avec la trajectoire de dépense qui découle de la loi de finances pour 2014 et des mesures d'économies complémentaires (1,6 milliard d'euros) adoptées dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2014".

Il précise que la charge de la dette, en baisse de 1,5 milliard d'euros par rapport à fin août 2013 (26,7 milliards contre 28,2 milliards), "est maîtrisée en raison notamment du maintien des taux d'intérêt à un très faible niveau".

Les recettes s'élèvent dans le même temps à 186,1 milliards contre'0,8 milliards à fin août 2013, en baisse de 4,7 milliards d'euros. Selon le ministère, "cette évolution est liée à la diminution du produit de l'impôt sur les sociétés, qui s'explique en particulier par l'entrée en vigueur du crédit d'impôt en faveur de la compétitivité et de l'emploi (CICE)".

Les seules recettes fiscales nettes baissent de 1,8%, à 177,1 milliards, du fait d'une chute de 44,2% de l'impôt sur les sociétés (12,9 milliards).

Les recettes de TVA, dont les taux ont augmenté au 1er janvier, progressent de 2,7%, à 91,9 milliards d'euros.

L'impôt sur le revenu progresse de 14,1%, à 46,7 milliards d'euros, le ministère précisant que "l'écart constaté à fin août par rapport à la même période l'année dernière résulte en partie d'un effet calendaire lié à la fusion des avis d'imposition d'impôt sur le revenu et de contributions sociales".

(Jean-Baptiste Vey, édité par Emmanuel Jarry)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M2266292 le mardi 7 oct 2014 à 09:35

    l'incompétent de sapin va encore vous dire qu'il réduit le déficit de la France?A quand le plafonnement des salaires des haut fonctionnaires à 1200 €? Si nous payons nos élus et nos haut fonctionnaires aux résultats ils nous doivent chacun 500 € par mois voilà des économies

  • a.guer le mardi 7 oct 2014 à 09:32

    pour mieux se rendre compte des "qualités" de gestionnaire de nos gouvernants : tout se passe comme si avec un salaire de 1.860€, vous dépensiez tous les mois 2.539€ !!! Et nos gouvernants ont le culot de parler de "cohérence" ...

Partenaires Taux