Un défenseur de choix pour Fekir

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Un défenseur de choix pour Fekir
Un défenseur de choix pour Fekir

Jean-Michel Aulas n'était pas à Geoffroy-Guichard dimanche, une première dans son hyperprésidence de l'Olympique lyonnais, due à une récente opération.

Il n'a pas pu savourer sur place la victoire historique des Gones à Saint-Etienne dans le derby (0-5). Mais ça ne l'a pas empêché de réagir à cette soirée, via des tweets et des retweets plus ou moins inspirés. Il s'est aussi exprimé ce lundi sur OL TV pour prendre la défense de Nabil Fekir, au c½ur de la polémique après une célébration vécue comme une provocation par les supporters des Verts. « Nabil n'a rien fait qui permette de justifier les manquements incroyables à la sécurité qui ont été mis en évidence à Geoffroy-Guichard, a lancé Aulas. Nabil a subi des agressions pendant tout le match. Monsieur (Clément) Turpin a eu raison d'exclure Lacroix sur son tacle qui aurait pu le blesser très gravement. Mais avait, il y avait déjà eu beaucoup d'agressions sur Nabil, qui s'est retrouvé dans une situation d'« agressé ». »



L'envahissement déclenché avant le geste ?

Pour « JMA », le geste de Fekir n'a pas déclenché l'envahissement de terrain par les supporters stéphanois. « Il y a aussi le comportement des supporters qui ont pénétré sur le terrain. Contrairement à ce qui a été dit, on voit très bien sur les images que je me suis procurées que l'envahissement est dû à un excès d'indépendance et d'individualisme, avant le geste de Nabil. J'ai vu aussi un certain nombre de banderoles "Interdits présents", c'est-à-dire que des gens qui étaient présents dans les kops hier étaient interdits de stade. »

Aulas : « Un geste qui est bien peu de choses »

La ligne de défense d'Aulas est clair : l'ASSE est responsable de ses débordements pour n'avoir pas su maîtriser ses propres supporters et avoir ouvert la porte de Geoffroy-Guichard à des IDS. « C'est toute une série d'évènements qui font que j'ai envie que Nabil soit le héros de notre match, parce qu'il a été magnifique comme capitaine, formidable comme joueur. Il n'a fait que reproduire un geste qui est bien peu de choses. Si on n'a pas le droit de montrer son maillot quand on est fier d'avoir marqué deux buts dans un match à fort enjeu affectif... On ne doit pas montrer du doigt ce joueur qui a fait ce qui lui paraissait le mieux, en son âme et conscience, par rapport à ce qu'était l'immense résultat d'hier. » Fekir n'a pas besoin d'avocat avant une éventuelle convocation devant la Commission d'éthique, il a déjà son président pour ça.

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