Un coup de canon signé Guardiola

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Un coup de canon signé Guardiola
Un coup de canon signé Guardiola

Utilisé comme un point d'encrage au sein de la Dream Team de Johan Cruyff, Josep Guardiola était payé pour autre chose que marquer des buts. Pourtant, lors d'un match ouvert contre l'Atlético de Madrid, Pep s'est donné le droit de tenter sa chance. Avec succès.

Guardiola et le FC Barcelone, c'est une histoire d'amour au sens large. D'abord, la rencontre se fait en 1984, et le garçon de Sampedor intègre la plus belle des écoles pour un natif de la région. Six ans plus tard, le 16 décembre 1990, c'est le jour de mariage. Numéro 10 dans le dos, l'éphèbe foule pour la première fois la pelouse du Camp Nou grâce à Johan Cruyff. Le public peut ainsi commencer à s'identifier au joueur, métronome dans l'âme. Ses passes sont précises, son élégance est frappante. Cet esthète respire l'avenir du Barça. Sacré champion d'Europe à Wembley deux ans plus tard, Guardiola conquiert le cœur de la Catalogne. Tant pis donc, si après trois saisons pleines, son compteur but chez les Culés est toujours bloqué à zéro. Membre du Barça durant la saison 1993-1994, Quique Estebaranz dresse le portrait de son ancien coéquipier. "Guardiola était un joueur au centre du terrain, son rôle était bien plus dans l'organisation. Par conséquent, il était difficile de le voir arriver à l'entrée de la surface. C'était un milieu dans le style de Busquets, mais avec davantage de technique. En fait, il était le mélange entre Busquets dans le placement et Xavi dans le jeu. Cela donne un joueur technique, sans la vélocité d'un attaquant pour marquer des buts." Le seul but de Pep, c'est de donner le ballon au meilleur endroit, au meilleur moment. Point barre.

La toute-toute première fois


Faire trembler les filets et soulever la foule, cela reste optionnel chez Guardiola, malgré une faculté indéniable à apporter le danger. "Avec sa technique, Guardiola était capable de bien frapper les coups de pied arrêtés, estime Estebaranz. Le souci c'est qu'à l'époque, tu avais Ronald Koeman, puis Stoïchkov, puis Romário... En clair, il n'avait aucune possibilité de tirer !(rires) Le public ne le voyait pas à l'œuvre, mais je peux assurer qu'il mettait un effet remarquable dans sa frappe. Tout le monde pouvait le constater à l'entraînement. Mais bon, quand d'autres joueurs détiennent un potentiel encore plus immense..." Guardiola passe après les grandes stars, et cela lui convient. Au moment de recevoir l'Atlético de Madrid pour la sixième journée de championnat, le 8 octobre 1994, le milieu continue dans son approche cartésienne. Depuis l'extérieur de la surface, ses yeux…


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