Un coup d'État chasse le président malien

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Fragilisé par le soulèvement touareg au nord du pays, Amadou Toumani Touré a été renversé jeudi par des militaires

Bamako, lundi 12 mars en fin de matinée. Amadou Toumani Touré, dit ATT, débute sa dernière semaine au palais présidentiel de Koulouba. La résidence, blanche et pimpante, domine la ville. Il faut pour y parvenir gravir la route qui monte jusqu'au sommet d'une butte surnommée la colline du pouvoir. Installée sur des chaises à l'entrée du bâtiment, sa garde personnelle - des soldats portant des bérets rouges - est débonnaire. L'ambiance est pourtant crépusculaire.

Le président tient à s'expliquer. Il commente longuement, pour la première fois devant un média étranger, la montée en puissance du soulèvement touareg qui s'est déclenché le 17 janvier. «Non, je n'ai jamais abandonné le Nord», répond-il à ceux qui l'accusent de s'être désintéressé du destin d'une région devenue l'épicentre de la déstabilisation de la bande sahélienne. Il évoque un «procès injuste» et insiste, hors micro, sur les origines nordistes de son épouse, sur les programmes d'aid

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