Un conseiller général d'extrême droite relaxé

le
0

LYON (Reuters) - Le leader des "Jeunesses nationalistes" et conseiller régional Alexandre Gabriac a été relaxé lundi par le tribunal correctionnel de Lyon qui le jugeait pour menaces de mort.

Il était poursuivi pour avoir menacé l'employé d'un pub du Vieux-Lyon qui lui avait refusé l'entrée de l'établissement après l'avoir reconnu.

Malgré son jeune âge, Alexandre Gabriac, 21 ans, s'est déjà forgé une certaine notoriété. Il a été exclu du Front national par Marine Le Pen après avoir posé devant un drapeau à croix gammée en faisant le salut nazi et multiplie depuis les coups d'éclat pour faire parler de son mouvement.

Le procureur de la République avait demandé deux mois de prison ferme à l'encontre de l'élu d'extrême droite mais le tribunal correctionnel a relaxé Alexandre Gabriac et son acolyte, faute de preuves.

"Les gestes de simulation d'égorgement et de tir n'ont pu être confirmés par le visionnage", a dit la présidente du tribunal. Lors de l'audience du 10 septembre, la projection du film de la vidéosurveillance du quartier n'avait pas permis de distinguer avec précision la scène dénoncée.

Le conseiller régional, accompagné de plusieurs dizaines de ses supporters, s'est félicité de cette décision. "Justice a été rendue", a-t-il lancé. Il attend maintenant avec impatience le procès qu'il intente, en forme de revanche, au barman du même pub poursuivi pour "discrimination".

"Le barman m'a refusé l'entrée du pub à cause de mon appartenance politique", estime-t-il. "Il l'a d'ailleurs reconnu lors de sa garde à vue".

Par ailleurs étudiant en droit, le jeune leader nationaliste se dit convaincu de gagner cette seconde manche.

Catherine Lagrange, édité par Patrick Vignal

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant